Zoom n°17 : Le football aura bien perdu son âme !

Zoom n°17 : Le football aura bien perdu son âme !

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Issa Hayatou n’est plus aux commandes de la Confédération africaine de football, mais peu voire rien n’a changé dans les pratiques de la CAF. Le Camerounais qui a passé trois décennies d’un règne où pots de vin, blanchiment, corruption avaient été les actes les plus concrets contrairement aux véritables réformes du football. Donc trois décennies de retard, de plus.

Exit l’épopée Hayatou, place à l’ère Ahmad Ahmad, dés son élection, les rêves les plus fous étaient permis par les férus du foot, ce foot de années 80 qui était authentique et réel où rien que le jeu prévalait sur tout. On se rappellera l’ère de l’ancien président de la FIFA, le Brésilien João Havelange, qui durant les 24 années passées à la tête de l’institution mondiale de football a apporté des changements considérables, notamment en matière d’expansion et de commercialisation de la Coupe du Monde.

Mais il est clair que les temps changent, emportant sur son passage tout : âme, philosophie, éthique et vie. Ce vent du changement a soufflé à la FIFA voyant l’exclusion de Blatter, le successeur de Havelange, par des faits de corruption et pas que et cette brise du nord a aussi balayé le monumental Issa Hayatou de la tête de CAF.

Fini donc la saga des Blatter, Valcke, Platini et 42 autres personnes inculpées notamment des Sud-Américains. Maintenant place à Infantino, Ahmad, Turki Al Sheikh, Ceferin …

Des hommes ont changé certes, mais les méthodes semblent être têtues. Pour preuve, en janvier 2019, le journaliste ghanéen Ahmed Husein a été tué à Accra dans le cadre d’une révélation suite à une vaste enquête sur la corruption dans le foot africain. L’enquête à laquelle il avait participé a fait éclater en 2018 un vaste scandale de corruption et de matchs truqués.

Dans un documentaire explosif, le journaliste piégeait des dizaines d’arbitres du continent, ainsi que plusieurs dirigeants de la Fédération ghanéenne de football, dont son président, en leur proposant des pots-de-vin.

A la suite du scandale, plus de 50 arbitres africains ont été suspendus par la Confédération africaine de football (CAF).

Le président de la Fédération ghanéenne de football et vice-président de la CAF, Kwesi Nyantakyi, avait été filmé avec des « investisseurs » potentiels (des journalistes infiltrés) à qui il faisait miroiter de juteux contrats avec le gouvernement ghanéen, en échange de plusieurs millions de dollars.

Une explication de ce phénomène est certes la mauvaise gestion, la corruption et le dysfonctionnement général qui caractérise de nombreux comités organisateurs du continent. Cela signifie que les équipes nationales échouent continuellement dans leur intention de développer les sport roi.

Ahmad Ahmad, l’homme qui a réussi a déraciné le « baobab » Hayatou était attendu pour apporter la rupture qui sied au football africain. Mais l’ancien président de la Fédération de Madagascar a aujourd’hui maille à partir avec des accusations de corruption et d’abus de pouvoir par son propre secrétaire général, l’Egyptien Amr Fahmy. Parmi les accusations que Fahmy  a déclenchées en mars dernier figuraient, entre autres crimes présumés, le versement de pots-de-vin d’un montant de 20 000 dollars aux présidents des fédérations africaines, augmentant de 830 000 dollars le coût d’une série d’équipements achetés pour payer à Tactical Steel, une société française intermédiaire, ou à dilapider des milliers de dollars pour l’achat de voitures en Égypte et à Madagascar, son pays, où il a créé un bureau satellite selon les accusations.

Les récentes scandales d’arbitrage et d’organisation qui ont émaillés les matches aller et retour de la finale de League des champions africain, témoignent de l’échec du président Ahmad qui voulant changer les méthodes a sans doute oublier le pouvoir de l’argent.

Mouhamet Ndiongue

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