Retard dans le chantier du nouveau port de Safi: ces millions qui partent en fumée

Retard dans le chantier du nouveau port de Safi: ces millions qui partent en fumée

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port de safi
Par Fayza Senhaji le 29/08/2019 à 18h56

port de safi

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Kiosque360. Le retard pris dans la réalisation du nouveau port de Safi ne coûte pas seulement de l’argent au Maroc pour la construction, mais crée également un manque à gagner au niveau des exportations du pays.

Le retard pris dans la construction du nouveau port de Safi n’en finit plus de faire les choux gras de la presse nationale. Au fil des semaines, les données s’enchaînent, montrant l’ampleur de la problématique et ses répercussions sur d’autres secteurs. Les dernières en date relient, par exemple, ce retard à un manque à gagner considérable pour les exportations marocaines.

 

Dans son édition du vendredi 30 août, Al Akhbar révèle que le retard dans la construction du port pénalise les exportations du Maroc à hauteur de 10 millions de tonnes de phosphates par an. Cela engendrerait ainsi un manque à gagner se chiffrant en centaines de millions de dollars. Cette déduction du journal se base sur les données annoncées lors du lancement des travaux de construction du nouveau port que les autorités motivaient, entre autres, par sa capacité à permettre au royaume de relever significativement le niveau de ses exportations de produits phosphatés. De même, le retard a imposé le report de la réalisation de plusieurs autres chantiers liés à la centrale thermique que le port devait fournir en charbon, ou encore de ceux liés au transfert de certaines activités du groupe OCP dans la nouvelle zone portuaire.

 

Sur un autre registre, la publication révèle que les études techniques relatives à la sécurité de l’enceinte portuaire n’ont pas encore été réalisées. C’est d’ailleurs ce qui pousse aujourd’hui l’Agence nationale des ports (ANP) à lancer un appel d’offres pour remédier à cela, ce qui laisse entendre que le chantier est encore loin d’être achevé. En effet, les études en question devraient nécessiter au moins 5 mois pour être réalisées, sachant que l’opérateur qui en sera chargé ne devrait être connu que vers la fin du mois de septembre. En d’autres termes, ce n’est que durant le deuxième trimestre, au mieux, que les études seront faites, ce qui confirme que la finalisation des travaux du port et sa livraison ne devraient intervenir que plus tard dans l’année. C’est d’ailleurs ce qu’a confirmé le gouvernement après son conseil de la semaine écoulée, conseil suite auquel il a été annoncé que l’Exécutif se donnait jusqu’à octobre 2020 pour que ce dossier soit définitivement classé. Le sera-t-il pour autant ? 

Par Fayza Senhaji



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