Economie - page 6

Le projet de décret relatif à la création de la zone franche Tanger Tech adopté

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Le projet de décret relatif à la création de la zone franche Tanger Tech adopté

Le conseil de gouvernement, réuni jeudi, a adopté le projet de décret N° 2.19.345, relatif à la création de la zone franche Tanger Tech, a indiqué le porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi. Présenté par le ministre de l’Industrie, de l’investissement et de l’économie numérique, ce projet s’inscrit dans le cadre de l’achèvement des travaux de réalisation du projet « la Cité Mohammed VI Tanger Tech », lancé à l’occasion de la visite du Roi Mohammed VI en Chine en mai 2016, a précisé M. El Khalfi lors d’un point de presse à l’issue du conseil de gouvernement.

Il s’agit d’une ville industrielle intégrée, durable et intelligente qui sera construite sur une superficie totale de 2.167 hectares et qui comprendra des zones industrielles et de services, des complexes résidentiels, ainsi que tous les services publics et privés nécessaires à l’animation d’un pôle urbain, a-t-il ajouté.

Deux mémorandums d’entente visant la réalisation de ce nouveau pôle économique ont été signés sous la présidence du Roi Mohammed VI lors de sa visite en Chine en mai 2016 et à Tanger le 20 mars 2017, a-t-il rappelé.

Ce projet de décret, qui vise à créer la zone franche Tanger Tech en vue de mettre en place un pôle industriel soumis au régime des zones franches, répondra aux attentes et aux exigences des investisseurs industriels marocains et internationaux, tout en renforçant les résultats du plan d’accélération du développement industriel, a fait savoir le ministre.

Cette zone, qui sera construite sur 467,91 hectares dans la commune Al-Aouama relevant de la province de Tanger-Asilah, ciblera les entreprises actives dans les secteurs de l’industrie automobile et aéronautique, les énergies renouvelables, l’industrie du cuir et du textile, les industries métallurgiques, mécaniques, électriques et électroniques, outre l’industrie plastique, l’agro-alimentaire, les industries chimiques et semi-chimiques et l’industrie des matériaux de construction.

Ce projet de décret a été soumis à la commission nationale des zones franches qui l’a examiné et adopté lors de sa réunion du 14 mars 2019, conformément aux dispositions de l’article 1 du décret N° 2-95-562 du 19 Rajab 1416 (12 décembre 1995) portant application de la loi N° 19.94 sur les zones franches, a-t-il conclu.

La rédaction

La croissance de la zone MENA restera à 1,3 % en 2019 selon la BM

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La croissance de la zone MENA restera à 1,3 % en 2019 selon la BM

Dans son numéro de juin 2019, « Perspectives économiques mondiales: tensions accrues, investissement modéré », la Banque mondiale estime que la croissance au Moyen-Orient et en Afrique du Nord devrait rester morose à 1,3 % pour 2019 .

Selon la Banque mondiale, l’activité des pays exportateurs de pétrole la zone MENA a connu un ralentissement suite à la diminution de la production pétrolière et aux effets des sanctions américaines contre l’Iran. Elle devrait s’améliorer quelque peu dans les pays importateurs de pétrole à mesure de l’avancée des réformes.

Les baisses de production mises en œuvre par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et d’autres acteurs ont pesé sur la croissance du secteur pétrolier dans les économies du Conseil de coopération du Golfe (CCG). On observe toutefois un rebond d’activité dans les autres secteurs des grandes économies du CCG, nourri par l’assouplissement des pressions budgétaires et l’accroissement des dépenses publiques.

La conjoncture ne cesse de s’améliorer dans les pays importateurs de pétrole de la région. En Égypte, les investissements publics et la production de gaz naturel se maintiennent à un niveau élevé. Le Maroc et la Tunisie poursuivent dans la voie des réformes du climat des affaires. À l’échelon régional, l’inflation est pour l’essentiel maîtrisée, en dépit d’une forte accélération en Iran imputable à la dépréciation du rial sur le marché parallèle. Les émissions obligataires des pays du CCG sont restées robustes cette année. La dette publique de nombreux pays importateurs de pétrole n’en demeure pas moins élevée, ce qui continue de restreindre leur accès aux financements internationaux.

Perspectives : La croissance régionale devrait progresser à 3,2 % en 2020, impulsée pour l’essentiel par le regain d’activité des pays exportateurs de pétrole. Dans les autres pays de la région, la croissance devrait rester stable, la résistance globale de la demande intérieure dans plusieurs économies se heurtant en partie au ralentissement de la demande extérieure.

La croissance dans les pays exportateurs de pétrole devrait s’accélérer pour atteindre 2,9 % en 2020, portée notamment par l’intensification de l’activité en Irak liée aux hausses de production. Le renforcement des investissements d’infrastructures, l’accroissement de la production de pétrole et l’amélioration des conditions de financement devraient alimenter une expansion plus rapide des économies du CCG. Après s’être contractée de 4,5 % cette année, l’économie iranienne devrait redémarrer l’an prochain et croître de 0,9 % à mesure que les effets des sanctions américaines se dissipent et que l’inflation se stabilise. La croissance en Algérie devrait être en morose, à 1,7 % en 2020, l’assainissement des finances publiques pesant sur l’activité non pétrolière.

Chez les pays importateurs de pétrole, on table sur une amélioration de la conjoncture grâce à l’avancée des réformes et aux perspectives encourageantes dans le secteur du tourisme. La poursuite des programmes de réforme appuyés par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale dans des économies comme l’Égypte et le Maroc favorisera la mise en place des ajustements structurels, l’instauration d’un environnement plus porteur pour les petites entreprises et l’accès à l’électricité. La croissance en Égypte devrait progresser à 5,8 % pour l’exercice 20, contre 5,5 % pour l’exercice en cours.

Risques :

Des risques de détérioration pèsent sur ces perspectives régionales. L’évolution de la production de pétrole en Iran, au Venezuela et aux États-Unis pourrait accroître la volatilité des prix du pétrole ou mettre un frein, voire un terme, aux efforts d’ajustement budgétaire des pays exportateurs comme des pays importateurs de pétrole, qu’il s’agisse de la réforme des subventions ou d’autres programmes d’ajustement. Des prix du pétrole imprévisibles pourraient contrarier les investissements et les programmes sociaux des pays exportateurs et avoir un impact sur les flux de capitaux et d’investissements vers les pays importateurs. Un ralentissement des réformes pèserait sur l’activité régionale, en particulier dans les pays importateurs. Une nouvelle escalade des tensions commerciales poserait un risque supplémentaire majeur, dans la mesure où des restrictions aux échanges pourraient réduire la demande extérieure émanant des principaux partenaires commerciaux, y compris de la zone euro.

Dans les pays non membres du CCG, le secteur bancaire est parfois exposé aux risques souverains associés à un lourd endettement de l’État et au manque de lisibilité de l’action publique. Chez les pays importateurs de pétrole, une dette publique élevée expose l’économie au risque de refinancement et aux fluctuations des taux d’intérêt mondiaux.

MN

La croissance mondiale s’affaiblirait à 2,6%, des risques s’annoncent (BM)

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La croissance mondiale s'affaiblirait à 2,6%, des risques s'annoncent (BM)

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La croissance mondiale s’affaiblirait à 2,6%, des risques s’annoncent (BM)

Noor Ouarzazate III dépasse ses objectifs de performance

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Noor Ouarzazate III dépasse ses objectifs de performance

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Noor Ouarzazate III dépasse ses objectifs de performance

Le déficit commercial s’est creusé de 5%, entre janvier et avril 2019

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Le déficit commercial s’est creusé de 5%, entre janvier et avril 2019

Le déficit commercial du Maroc s’est creusé de 5%, atteignant 67,2 milliards de dirhams au cours des quatre premiers mois de 2019 par rapport à la même période de l’année dernière, a annoncé lundi l’Office des changes.

Les importations ont augmenté de 4,7% pour atteindre 167,6 milliards de dirhams, dépassant les exportations (100,3 milliards de dirhams), en hausse de 4,5%.

Les importations d’énergie, y compris le gaz et le pétrole, ont pesé sur la balance commerciale du Maroc avec une hausse de 5,5% à 26 milliards de dirhams, représentant 15,5% du total des importations.

Le Maroc a également levé les subventions sur le pétrole mais contrôle les prix du gaz, du sucre et du blé. Le projet de loi de finances 2019 prévoit d’allouer 17,65 milliards de dirhams au fonds de subventions, en hausse de 4,65 milliards de dirhams par rapport à l’année dernière.

Par ailleurs, les ventes du secteur automobile ont représenté 27,1% des exportations marocaines avec 27,7 milliards de dirhams, en hausse de 0,3%. De leur côté, les exportations de phosphates et de sous-produits ont augmenté de 16,1%, pour atteindre 15,8 milliards de dirhams.

Enfin, les envois de fonds des Marocains résidant à l’étranger ont baissé de 2,9% à 20,5 milliards de dirhams, tandis que les investissements directs étrangers ont diminué de 23,3% à 5,8 milliards de dirhams.

La rédaction

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