Politique - page 3

Polémique sur le patrimoine de Juan Carlos au Maroc

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Polémique sur le patrimoine de Juan Carlos au Maroc

On se rappelle cette affaire qui date de 2015 et qui a été révélée seulement l’été dernier, suite à la publication des dénonciations de l’ex-maîtresse de l’ancien Roi, Juan Carlos d’Espagne, plongeant celui-ci dans un grand scandale. Pour ne pas davantage traîner la famille royale dans la boue, la justice espagnole a dû décider de classer cette affaire.


Le quotidien Akhbar Al Yaoum revient sur cette affaire qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Le nom du Roi Juan Carlos d’Espagne, qui a quitté le trône en 2014, avait été dans plusieurs dossiers compromettants. Cependant, c’est surtout sur la villa marrakchie de Juan Carlos 1er, mais, également, sur des terrains qui lui avaient été offerts par le Roi Mohammed VI, que les regards s’étaient tournés.

Plusieurs journaux de la péninsule ibérique avaient choisi de diffuser les enregistrements dans lesquels Corinna zu Sayn-Wittgenstein, ex-maîtresse allemande du Roi d’Espagne, accusait celui-ci d’avoir mis, en son nom et, à son insu, sur une partie de son patrimoine, notamment, des terrains au Maroc, qui lui avaient été offerts par Mohammed VI, selon la presse ibère.

Juan Carlos, dont le statut d’ancien Roi le met à l’abri de toute poursuite judiciaire, n’avait donc pas été inquiété. Malgré les enregistrements accablants contre la monarchie espagnole, le juge de l’Audiencia Nacional, la plus haute juridiction espagnole, avait, quant à lui, estimé que les preuves étaient « insuffisantes à l’ouverture d’une enquête judiciaire ».

L’affaire ainsi classée, l’ancienne “petite amie” de Juan Carlos 1er a été purement et simplement déboutée. Et, au-delà de tout, c’est l’honneur de toute la famille royale qui est protégé.


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(Interview) Vingt ans de règne vus par deux conseillers du roi Mohammed VI

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(Interview) Vingt ans de règne vus par deux conseillers du roi Mohammed VI

Évolution politique, priorités, « avancées », « imperfections »… Dans un rare entretien, deux conseillers royaux font un tour d’horizon des vingt ans de règne de Mohammed VI.


« Peu habitué à s’exposer », Abdellatif Menouni, 75 ans, est un universitaire constitutionnaliste appelé au cabinet royal en 2011. Omar Azziman, 72 ans, universitaire nommé par deux fois ministre, « travaille sur beaucoup de choses » – droits de l’Homme, réforme de la justice, organisation territoriale, éducation.

– Quel bilan après vingt ans de règne?

« Les bienfaits du développement réalisé pendant ces 20 années n’ont pas bénéficié à tout le monde. Nous avons un mécontentement, nous n’arrivons pas à trouver des emplois pour nos jeunes, nous avons des régions trop déshéritées…. Les Marocains peuvent être fiers du parcours accompli mais on n’est pas insensible aux imperfections, aux carences et aux dysfonctionnements. Pour continuer à avancer, nous avons besoin de cohésion sociale, c’est crucial » (O. Azziman).

« Un certain nombre de choses a été accompli, l’essentiel en matière démocratique a été fait, il reste à approfondir » (A. Menouni)

– Quelles priorités ?

« Dans une première séquence, la priorité était d’avancer dans le domaine de la démocratie, de construire un état de droit, de consolider les droits humains, de tourner la page du passé, de réussir l’expérience d’une justice transitionnelle.

A partir de 2004-2006 la priorité s’est portée sur les grands chantiers économiques, les grands travaux d’infrastructures -routes, autoroutes, ports, aéroports- et l’économie avec un accent sur l’agriculture, l’industrie, les énergies alternatives.

Aujourd’hui, la priorité se déplace sur la réduction des inégalités sociales, spatiales, territoriales, c’est un énorme chantier qui demande un nouveau modèle de développement plus sensible à l’impératif de justice sociale et une nouvelle politique territoriale à laquelle la régionalisation avancée contribuera fortement (O. Azziman).


– Quels changements ?

« Nous sommes un pays qui depuis l’avènement du roi Mohammed VI s’inscrit à la fois dans la continuité et le changement: il n’y pas eu de changement de régime et il n’y a pas eu de rupture, le système est resté le même en prouvant qu’il a une forte capacité d’adaptation à l’évolution du temps et de la société.

La principale différence avec le règne d’Hassan II c’est qu’on est passé à la vitesse supérieure dans les choix stratégiques, l’action de l’État, la conduite des politiques publiques, l’exigence de l’efficacité ». (O. Azziman)

– Qu’a apporté la nouvelle Constitution de 2011?

« Le monarque occupait une place centrale dans la précédente Constitution, il occupe toujours une place centrale: c’est l’idée de la continuité. Autrefois il occupait une place indéterminée avec des contours mobiles et flottants, aujourd’hui il occupe une place définie avec un périmètre limité: le changement est énorme. (O. Azziman)

« La nouvelle Constitution a offert des possibilités aux partis politiques leur permettant de s’imposer plus qu’auparavant mais dans les faits, le changement attendu n’a pas eu lieu, il faut peut-être du temps. Il y a des lenteurs ». (A. Menouni)

– Peut-on parler de monarchie parlementaire ?

« Nous ne sommes pas dans une monarchie du type Espagne ou Pays-Bas où le monarque règne mais ne gouverne pas, nous sommes dans un autre type de monarchie mais les attributions du roi sont délimitées ». (O. Azziman)

« On est dans le trajet d’une monarchie parlementaire (…) mais bien évidemment, il reste peut-être certaines dispositions à perfectionner ». (A. Menouni)



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(Vidéo) La guerre contre le Maroc est une étape incontournable selon Brahim Ghali

in National/Politique/Société
(Vidéo) La guerre contre le Maroc est une étape incontournable selon Brahim Ghali

Alors que le Front Séparatiste se trouve en pleine préparation de son prochain Congrès, Brahim Ghali, Président de l’autoproclamée République arabe sahraouie démocratique (RASD), a fait des déclarations tendancieuses qui pourraient davantage envenimer les relations avec les autorités de Rabat.


Il s’agit d’un des éléments les plus spectaculaires dans lequel le meneur du Front polisario apostrophe, de manière frontale, le Royaume. Une vidéo de plus de 3 min, qui circule sur les réseaux sociaux, et dans laquelle apparaît Brahim Ghali, en personne, avec, autour de lui, quelques-uns de ses plus fidèles lieutenants, tous assis autour d’une table.



On voit, dans la vidéo en question, le Chef du Polisario qui se livre à des déclarations incendiaires qui pourraient susciter des réactions de la part des autorités marocaines, dans les prochains jours. « La guerre est une étape incontournable et nous devons nous préparer pour ce jour, dès maintenant. Quand, comment et où ? Ce ne sont que des détails mais, le plus important, c’est d’être prêt », a laissé entendre Brahim Ghali.

Un peu plus loin, le Président de l’autoproclamée RASD semble connaître ce qui fait bomber le torse au Maroc, dans le différend qui l’oppose, à la RASD. « Le Maroc est obstiné et soutenu par les grandes puissances et ne semble pas vouloir céder. Les émissaires et les envoyés du SG de l’ONU se sont suivis et tous ont démissionné, pour une raison ou une autre », affirme-t-il. Il conclut en partageant que la piste de l’affrontement « n’est pas à écarter mais elle se fait de plus en plus proche ».

Autant de déclarations violentes qui font réagir « Futuro Sahara ». A en croire ce portail de l’opposition au Polisario, ces déclarations de Brahim Ghali, qui interviennent dans un contexte où se font les préparatifs du Congrès du Front polisario, sont « dénuées de tout sens ».

Reste à savoir si les autorités de Rabat réagiront à ces affirmations provocatrices.


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La loi organique sur l’officialisation de l’amazigh adopté

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La loi organique sur l’officialisation de l’amazigh adopté

La Chambre des représentants a adopté vendredi à l’unanimité, deux projets de loi organique relatifs à la langue amazighe et à la création du Conseil national des langues et de la culture marocaine, et ce en deuxième lecture lors d’une session plénière.


Le premier projet de loi organique N° 26.16 relatif à la définition des étapes de la mise en œuvre du caractère officiel de l’amazigh et des modalités de son intégration dans l’enseignement et les différents secteurs prioritaires de la vie publique, a pour objectifs de rendre effective l’officialisation de l’amazigh dans les différents domaines prioritaires à travers des dispositions reposant sur les valeurs générales encadrées, de l’intégrer dans le domaine de l’enseignement, de la législation, de l’action parlementaire, de l’information et la communication ainsi que dans les divers domaines de la créativité culturelle et artistique et dans les administrations et les services publics.

Le projet de loi vise également à développer et à renforcer les capacités des ressources humaines œuvrant dans le domaine de la communication en langue amazighe avec les usagers, ainsi que de promouvoir la recherche scientifique liée au développement de l’amazighe, ainsi que d’encourager le soutien aux créations, productions et festivals amazighs.

Quant au deuxième projet de loi organique N° 04.16 relatif au Conseil national des langues et de la culture marocaine, il s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de la Constitution, qui stipule dans l’article 5, la création d’un Conseil national des langues et de la culture marocaine en tant que mécanisme de protection et de développement des langues arabe et amazighe et des diverses expressions culturelles du Maroc, en tant que patrimoine moderne et créatif, ainsi que pour répondre aux défis de la politique linguistique majeure du pays.

L’établissement est considéré comme un cadre de référence et une force de proposition dans le domaine des langues et des cultures afin de développer des politiques linguistiques harmonieuses pour les deux langues officielles et les langues étrangères, et de promouvoir l’identité marocaine en préservant la diversité de ses composantes et en réalisant leur fusion par le biais de l’accès aux droits culturels et du développement de l’économie de la culture et en assurant l’harmonie entre les acteurs culturels et artistique.


Lors de cette même séance, la chambre a adopté deux propositions de loi et un projet de loi portant sur la création d’une chaine parlementaire, dans le cadre de la politique d’ouverture et de communication menée par l’institution législative envers son environnement.

Par ailleurs, la chambre a adopté la proposition de loi complétant l’article 430 du code de procédure civile visant à permettre aux juridictions de prononcer des jugements dans un bref délai au profit de la communauté marocaine établie à l’étranger, notamment durant la période des vacances en été.

Le troisième texte législatif adopté également lors de cette séance concerne le projet de loi no 31.18 modifiant et complétant le dahir de 09 ramadan 1331 (12 aout 1913) formant code des obligations et contrats. Le texte s’inscrit dans le cadre de l’application des instructions royales contenues dans la lettre royale adressée au ministre de la Justice le 30 décembre 2016, pour se pencher immédiatement sur la mise en place d’un plan d’action urgent pour faire face au phénomène de la spoliation des biens immobiliers d’autrui.

Dans ce cadre, le projet de loi propose des mesures préventives législatives et réglementaires, en régulant l’opération d’inscription du contrat de procuration relative au transfert de la propriété ou à la création, le transfert, la modification ou à la suppression d’autres droits dans le registre des procurations liées aux droits réels.


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« Réseau de la CIA » démantelé en Iran : 17 arrestations, des peines de mort prononcées

in International/Politique/Société
« Réseau de la CIA » démantelé en Iran : 17 arrestations, des peines de mort prononcées

Les autorités iraniennes ont indiqué lundi avoir arrêté, entre mars 2018 et mars 2019, 17 personnes travaillant pour le compte de la CIA, dont plusieurs ont été condamnées à mort pour espionnage.


Dix-sept Iraniens ont été arrêtés entre mars 2018 et mars 2019 dans le cadre du démantèlement d’un « réseau d’espions » de la CIA, et plusieurs d’entre eux ont été condamnés à mort, a annoncé lundi 22 juillet le ministère iranien du Renseignement, cité par la télévision nationale.

« Ceux qui ont délibérément trahi leur pays ont été remis à la justice. Certains ont été condamnés à mort et d’autres à de longues peines de prison », a déclaré à la presse le chef du contre-espionnage au ministère, dont l’identité n’a pas été révélée. Le démantèlement d’un « réseau d’espions » agissant pour le compte des États-Unis avait été annoncé par Téhéran le 18 juin dernier.

Les suspects étaient employés « dans des secteurs sensibles » ou dans des activités privées liées à ces secteurs, a-t-il dit sans fournir de précisions. Les suspects agissaient indépendamment les uns des autres, a-t-il ajouté, sans préciser combien avaient été condamnés à mort.

Certains avaient été recrutés en tombant dans un « piège » tendu par la CIA alors qu’ils étaient en quête de visas pour se rendre aux États-Unis, selon le responsable iranien.

« Certains ont été approchés alors qu’ils faisaient leur demande de visa, d’autres avaient déjà des visas mais ont été soumis à la pression de la CIA au moment de leur renouvellement », a-t-il dit.

Cette annonce intervient dans un contexte explosif entre l’Iran et les États-Unis, un an après le retrait américain de l’accord international sur le nucléaire iranien, et au moment où les tensions s’aggravent chaque jour dans le Golfe.


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Le Grand stade de Casablanca sera construit, le ministère réagit

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Le Grand stade de Casablanca sera construit, le ministère réagit

Le ministère de la Jeunesse et des Sports a démenti, vendredi, les informations “dénuées de tout fondement” relayées par certains journaux nationaux, faisant état de la suspension du projet de construction du Grand stade de Casablanca prévu initialement à Benslimane.


Sur Instructions de SM le Roi Mohammed VI et dans le cadre de la préparation du dossier de candidature du Royaume du Maroc à l’organisation de la Coupe du monde de football 2026, le comité chargé de ce dossier a procédé à la constatation de l’assiette foncière sise Commune Mansouria relevant de la province de Benslimane pour la construction du Grand stade de Casablanca, souligne le ministère dans une mise au point rapportée par la MAP.

La même source relève qu’il a été procédé à l’entame de la procédure d’acquisition des parcelles nécessaires à la construction de ce stade conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur.

Le terrain consacré au projet est d’une superficie d’environ 100 hectares dont 50 hectares ont été délimités tandis que les 50 hectares restants sont à définir en concertation avec le consultant. Le stade sera doté d’une capacité totale de 100.000 places.Le communiqué rappelle que des études techniques et topographiques ont été lancées prenant en compte tous les aspects du projet y compris le volet environnemental.

Le maître d’œuvre du marché avait également été désigné en mai conformément à la procédure établie par la loi, conclut le ministère.


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Nasser Bourita en visite de travail en Jordanie du 19 au 21 juillet

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Nasser Bourita en visite de travail en Jordanie du 19 au 21 juillet

Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, M. Nasser Bourita, effectue, du 19 au 21 juillet, une visite de travail au Royaume Hachémite de Jordanie sur invitation de son homologue jordanien, M. Aymen al-Safdi, ministre des Affaires étrangères et des expatriés.


Cette visite s’inscrit dans le cadre de la tradition de communication et de concertation qui marque les relations entre les deux pays frères, sous la conduite sage de SM le Roi Mohammed VI et Son frère SM le Roi Abdallah II Ibn Al Hussein.

Ce déplacement sera une opportunité pour faire le suivi de la mise en oeuvre de la teneur du communiqué conjoint publié à l’occasion de la visite de travail et d’amitié que le Souverain jordanien avait effectuée dans le Royaume du Maroc les 27 et 28 mars 2019.

La visite sera également l’occasion de s’entretenir des perspectives du partenariat stratégique multidimensionnel entre les deux Royaumes, de la coordination et de la concertation au sujet de questions politiques d’intérêt commun, avec à leur tête la cause palestinienne.


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L’engagement du Maroc en faveur des libertés religieuses exposé à Washington

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Le Royaume du Maroc « a toujours été fortement engagé en faveur des libertés religieuses et continue à déployer des efforts pour promouvoir la paix à travers le dialogue interreligieux et la tolérance », a affirmé, jeudi à Washington, la Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Mme Mounia Boucetta.


Dans une allocation à l’occasion de sa participation à la 2ème Réunion ministérielle pour la promotion des libertés religieuses, qui se tient du 16 au 18 juillet dans la capitale fédérale américaine, Mme Boucetta a souligné que le Maroc « continue d’être concrètement engagé en faveur des actions entreprises dans le prolongement de cette conférence ».

À cet égard, a-t-elle noté, le Maroc se réjouit d’accueillir prochainement la 1ère Conférence régionale sur la préservation du patrimoine culturel et religieux, une initiative saluée par le Secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo comme l’une des 4 rencontres de par le monde qui s’inscrivent dans le cadre des actions de suivi de la réunion ministérielle de Washington et dans le prolongement de la Déclaration et du Plan d’action de Potomac, ayant sanctionné l’édition de l’année dernière de cette conférence.

Passant en revue les actions entreprises par le Maroc dans le domaine du dialogue interreligieux et de la liberté de culte, depuis la première réunion ministérielle, tenue en juillet 2018, Mme Boucetta est ainsi revenue sur la visite historique du Pape François au Maroc en mars dernier, « un événement exceptionnel qui a mis en avant l’ouverture et les efforts en cours du Maroc pour promouvoir la paix à travers le dialogue inter-religieux ».

À cette occasion, a-t-elle rappelé, SM le Roi Mohammed VI, en Sa qualité de Commandeur des croyants, avait livré un important discours transmettant des messages forts de coexistence religieuse.

La Secrétaire d’Etat s’est également attardée sur la signature à Rabat par Sa Majesté le Roi et Sa Sainteté le Pape François de « l’Appel d’Al Qods », qui vise à conserver et à promouvoir le caractère spécifique multi-religieux, la dimension spirituelle et l’identité particulière de la ville Sainte.


Mme Boucetta a aussi rappelé l’organisation, en septembre dernier à Fès, sous le Haut Patronage de SM le Roi, de la 2ème édition de la Conférence internationale sur le dialogue des cultures et des religions. De même, elle a mis en relief les réalisations de l’Institut Mohammed VI pour la formation des Imams, Morchidines et Morchidates, qui a formé, depuis sa création en 2015, plus de 4.300 imams et morchidates issus de pays africains et européens.

La secrétaire d’Etat a aussi évoqué le lancement par le Souverain de l’émission radio « Addourous Al Hadithia », une initiative phare visant la sauvegarde du Hadith du Prophète et sa préservation de toute falsification, altération ou instrumentalisation à des fins idéologiques. Par ailleurs, Mme Boucetta a fait observer que SM le Roi a lancé, en avril 2019, la construction d’un Musée de la culture juive à Fès, la capitale spirituelle du Royaume, afin de préserver l’héritage juif du Maroc.

En outre, a-t-elle ajouté, le Souverain, en Sa qualité de Président du Comité Al-Qods, a également accordé une subvention financière comme contribution du Royaume du Maroc à la restauration et à l’aménagement de certains espaces à l’intérieur de la mosquée sainte d’Al-Aqsa et de son environnement.

Organisée par le département d’Etat américain, la réunion ministérielle pour la promotion des libertés religieuses entend réaffirmer les engagements internationaux visant à promouvoir la liberté religieuse pour tous en se concentrant sur des résultats concrets permettant un changement durable et positif.

Un large éventail de parties prenantes, y compris des représentants gouvernementaux de haut niveau, d’organisations internationales, des chefs religieux et des activistes de la société civile se réunissent à Washington pour discuter des défis, identifier des moyens concrets de lutter contre la persécution religieuse et la discrimination et assurer un plus grand respect de la liberté de religion ou de conviction.


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Les parlementaires marocains veulent bénéficier gratuitement du TGV

in Économie/National/Politique/Société

Les parlementaires marocains tiennent à leurs avantages et en veulent toujours plus. Aujourd’hui, ils demandent à bénéficier de la carte de gratuité pour voyager à bord du Train à Grande vitesse Al Boraq.


En peu de temps, leurs requêtes ont reçu l’assentiment d’El Malki et de Benchemass, leurs présidents respectifs et, également, de Rabie Khlie, Directeur de l’Office national des Chemins de fer (ONCF).

La requête a été d’abord approuvée par le Bureau de la Chambre des Représentants. Suivra l’approbation de la Chambre des Conseillers. De son côté, le Directeur de l’ONCF a décidé de confectionner, pour les parlementaires, des cartes devant leur permettre de voyager gratuitement dans le train, Al Boraq.

Tout porte à croire que les parlementaires défendent au mieux leurs intérêts, au détriment de celui du peuple.


Leur absentéisme au Parlement, même quand il s’agit des questions d’intérêt majeur, crie plus que leurs arguments.

Et, pourtant, ils sont rémunérés aux frais du prince. Une somme de 32.800 dirhams est versé à tout parlementaire marocain. Mieux, cet intéressement est majoré de 7.000 dirhams, s’il occupe une responsabilité au sein des 2 Chambres.

Aussi dispose-t-il d’une carte de gratuité de train (1ère classe), d’une indemnité de carburant de 800 dirhams/mois, d’une prise en charge des frais de péage, d’une chambre d’hôtel à Rabat (700 dirhams) et d’une somme de 2.000 dirhams/jour d’argent de poche, quand il voyage à l’étranger, sans compter la pension de retraite, un objet de vives polémiques.


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Les Marocains résidant à l’Étranger (MRE) toujours privés du droit de vote au Maroc

in International/MRE/National/Politique/Société

En dépit de leur citoyenneté et des droits garantis par la Constitution, les Marocains résidant à l’Étranger (MRE) ont toujours été privés du droit de vote au Maroc. 12% de la population marocaine ne peut pas participer aux élections communales et législatives, malgré leur importance sur les plans économique et commercial.


Chaque année, plus de 2,5 millions de MRE rejoignent le Royaume, créant une dynamique économique significative, par le biais du transfert de devises étrangères. Selon l’Office de Changes, le montant des transferts, en 2018, s’élève à 65,9 milliards de dirhams.

Malgré leur importance, la communauté marocaine à l’étranger ne bénéficie pas des droits de citoyenneté, à l’instar des citoyens marocains dans le Royaume. 5 millions de marocains sont ainsi privés d’un droit garanti par la Constitution.

Depuis le début de la pratique des élections au Maroc, les MRE ont été autorisés à voter une seule fois, en 1984, avant d’en être interdits à nouveau. Pourtant, aucun texte législatif ne prive le droit de vote à cette catégorie de citoyens.

À cet effet, l’article 17 de la Constitution stipule : « Les MRE bénéficient de l’ensemble des droits de citoyenneté, notamment, le droit de voter, de se présenter aux élections, à travers les listes électorales locales, régionales et nationales.


La loi détermine les critères d’éligibilité des candidats aux élections, ainsi que les conditions et les procédures pour exercer le droit de vote et de candidature, à partir du pays de résidence ».

Pour le Chef du Gouvernement, Saâdeddine El Othmani, un long débat a été initié entre les différentes parties concernées, notamment, l’Exécutif et les acteurs aussi bien politiques que de la société civile, afin d’arriver à un compromis sur les différents points en rapport avec ce sujet.

Certains responsables marocains imputent l’absence des MRE aux élections à des problèmes financiers et logistiques, en raison de leur nombre important et de leurs disparités géographiques. En 2016, l’ex-Ministre de l’Intérieur, Mohamed Hassad, avait déclaré, devant les membres du Parlement, que « le vote des MRE pose plusieurs problèmes ». Il s’était demandé : « Où peut-on placer un bureau de vote aux États-Unis, à titre d’exemple ? ».

Puis, il a ajouté : « Je pourrais vous surprendre, si je vous posais la même question sur Israël, où résident entre 700 à 800 mille Marocains ».


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