Politique - page 2

Discours du Trône: Le modèle de développement économique revitalisera la vie politique du pays

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Le modèle de développement économique et le débat l’accompagnant sont amplement suffisants pour « revitaliser » la vie politique nationale, a indiqué Abdellah Saaf, professeur des Sciences politiques à l’université Mohammed V à Rabat.


« Depuis l’annonce par SM le Roi Mohammed VI de ce concept, qui a orienté le débat public, nombre de documents ont été produits et plusieurs rencontres ont eu lieu », a affirmé à la MAP M. Saaf, ajoutant qu’il est temps de tout structurer et de dynamiser et booster la participation, sur la base des compétences.

Il a, dans ce sens, souligné que cette question a largement dominé ces derniers temps la scène nationale et que de nombreux acteurs, notamment partis politiques, syndicats, associations et institutions, se sont penchés sur le sujet et ont soumis leurs propositions en matière d’approches.

Le professeur des Sciences politiques a, en outre, relevé que le Discours du Trône, dans sa globalité, annonce « une phase nouvelle, un souffle nouveau et de nouvelles idées ».

Il s’agit d’un diagnostic réel de l’état des lieux, a encore tenu à ajouter M. Saaf, également directeur du Centre des Études et Recherches en Sciences sociales (CERSS).

C’est là un nouveau départ qui se caractérise par une volonté de renouveler les élites, affirme l’universitaire, soulignant le besoin d’instaurer un nouveau processus pour permettre « l’émergence de ces élites ».


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Le Chef du gouvernement espagnol: “L’Espagne et le Maroc: une relation stratégique”

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L’Espagne et le Maroc constituent un « excellent exemple » de la manière dont le voisinage, avec ses particularités géographiques et historiques, peut se transformer en une relation forte et fructueuse entre 2 pays amis, qui ont réussi à établir un sentiment de confiance mutuelle, a affirmé le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez.


« L’Espagne et le Maroc sont, aujourd’hui plus que jamais, 2 pays unis par des liens multiples, non seulement dans le présent, mais dans le cadre d’une relation stratégique tournée vers l’avenir », a précisé M. Sanchez dans une tribune publiée mardi par le journal espagnol El Pais, sous le titre « L’Espagne et le Maroc: une relation stratégique ».

Le secrétaire général du parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a, à cet égard, souligné que le Maroc constitue aujourd’hui l’un des partenaires les plus importants de l’Espagne, notant que « les relations étroites qui unissent les 2 pays sont fondées sur un ensemble d’intérêts communs, auxquels le gouvernement sortant avait accordé une attention particulière au cours de l’année écoulée ».

« L’Espagne considère le Maroc comme un pays ami et un partenaire stratégique de premier ordre, avec lequel nous partageons le progrès, la prospérité et la sécurité, et nous œuvrons à consolider la stabilité en Méditerranée occidentale. Nous soutiendrons le Maroc dans ses relations avec l’Union européenne, tout en encourageant la dynamique des échanges économiques, sociaux et culturels entre nos deux pays dans tous les domaines », a insisté M. Sanchez.

Après avoir rappelé les deux visites qu’il avait effectuées au Maroc en novembre et décembre derniers, le chef de l’exécutif espagnol a mis en avant la visite de SM le Roi Felipe VI d’Espagne au Maroc, qui a été couronnée par la signature de plusieurs accords de coopération bilatérale dans plusieurs domaines, et permis de renforcer les relations fortes et profondes liant les deux pays à tous les niveaux.

« Notre coopération en matière de migration et de lutte contre le terrorisme est un exemple concret dans l’espace européen, qui est fondé sur la confiance et le respect mutuels et la communication permanente », a indiqué M. Sanchez, faisant savoir que cet excellent niveau de coopération est essentiel pour garantir la sécurité et contribuer à lutter contre toutes les menaces aux niveaux régional et international.

Il a, dans ce sens, souligné que le Maroc est un leader international en matière de migration, notant l’impératif de reconnaître « les efforts déployés par les autorités marocaines pour relever l’un des défis les plus préoccupants au monde, à savoir le phénomène de la migration irrégulière ».

« Grâce aux efforts du Maroc dans ce domaine, le nombre de migrants clandestins a diminué de 33% au premier semestre de 2019, et ce pour la première fois depuis 2013 », s’est-il félicité, relevant que « les bons résultats d’une action commune basée sur le principe de la responsabilité partagée, ainsi que la conviction que l’immigration irrégulière constitue un défi mondial qui nécessite des réponses collectives coordonnées, ont permis de renforcer notre engagement à continuer de coopérer avec le Maroc pour lutter contre les réseaux d’immigration clandestine, de traite des êtres humains et de criminalité organisée, et à développer de nouveaux canaux pour une migration régulière et sécurisée ».

« L’Espagne a œuvré à élargir cette vision dans la sphère institutionnelle européenne. Ainsi, le gouvernement espagnol a préconisé l’adoption d’un nouveau cadre de coopération politique et financière à long terme entre l’Union européenne et le Maroc », a précisé M. Sanchez, ajoutant que son pays est « déterminé à adopter un nouveau cadre de relations devant permettre de refléter au mieux le rôle clé joué par le Royaume dans les multiples questions prioritaires pour l’UE ».


Et de mettre en exergue la participation active de l’Espagne à la négociation de l’Accord agricole et de l’Accord de pêche durable entre l’UE et le Maroc, rappelant que les efforts déployés par son pays ont permis de débloquer quelque 140 millions d’euros par l’UE pour aider le Royaume à gérer les flux migratoires, et contribué à l’établissement de la déclaration commune du Conseil d’association Maroc-UE, qui témoigne de la volonté de donner une nouvelle dynamique aux relations bilatérales, afin d’instaurer un « partenariat euro-marocain de prospérité partagée ».

M. Sanchez a, dans ce cadre, appelé à continuer à travailler dans un cadre d’avantages mutuels, à même de permettre au Maroc de maintenir ses bonnes relations avec l’Union européenne.

Il a souligné dans le même contexte que les relations économiques et commerciales entre l’Espagne et le Maroc se sont développées de manière continue, ce qui a permis à l’Espagne de devenir le premier partenaire commercial du Maroc.

« L’essence de nos relations repose sur les liens humains et culturels forts qui unissent les deux pays, ainsi que sur le rapprochement des deux peuples, les échanges culturels, l’esprit d’amitié et le respect mutuel », a-t-il fait savoir, saluant la dynamique des relations politiques et économiques entre l’Espagne et le Maroc.

« Aujourd’hui, les Marocains sont la première communauté d’étrangers résidant en Espagne, estimée à près d’un million de personnes », a noté M. Sanchez, précisant que « cela nécessite un effort considérable, en vue de renforcer les espaces de communication et de rapprochement entre nos cultures et nos communautés ».

« L’Espagne et le Maroc ont établi de solides relations d’amitié et de coopération et nous devons continuer à renforcer ces liens, à travers la réalisation de projets communs devant favoriser le progrès et la prospérité des 2 pays, et renforcer la stabilité dans la région de la Méditerranée occidentale », a-t-il préconisé.

« Le Maroc est un pays ami et un partenaire pour le présent et l’avenir », a dit M. Sanchez, estimant que « le voisinage entre les 2 pays constitue, aujourd’hui plus que jamais, une opportunité et un défi à relever pour développer une relation juste et dynamique qui répond au mieux aux aspirations légitimes des 2 peuples ».


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L’Afrique du Sud veut renforcer les relations de coopération avec le Maroc

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Le gouvernement sud-africain a exprimé, mardi à Pretoria, son souhait de renforcer les relations de coopération avec le Maroc, un acteur clé sur la scène continentale.


«Il existe un grand potentiel pour le renforcement des relations économiques et commerciales entre les 2 pays», a dit Mme Makhotso Magdeline Sotyu, ministre délégué de l’Environnement, de la Foret et de la Pêche dans un discours, prononcé au nom du gouvernement sud-africain, lors d’une réception organisée par l’ambassade du Maroc à Pretoria à l’occasion de la Glorieuse fête du Trône, qui marque cette année le 20ème anniversaire de l’intronisation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

La responsable a relevé, dans ce contexte, que «d’énormes opportunités d’investissement existent entre les 2 pays, des investissements qui ne manqueront pas d’avoir un impact hautement positif non seulement au niveau bilatéral mais pour toute l’Afrique», a dit la responsable, rappelant que le Maroc et l’Afrique du Sud sont les plus grands investisseurs africains en Afrique.

Et d’ajouter que les deux pays sont des membres actifs de l’Union africaine (UA) et sont signataires de l’accord portant création de la Zone de libre échange africaine, qui devra offrir de vastes opportunités et donner le coup de fouet souhaité aux commerce interafricain. Mme Sotyu a mis en avant, dans ce contexte, les atouts dont disposent les deux pays, dont un bon niveau de développement.

Parmi les secteurs qui s’offrent à une coopération plus fructueuse entre les deux pays, la ministre sud-africaine a cité ceux des services financiers, de l’agriculture et du tourisme.

La responsable a, d’autre part, salué le rôle joué par le Maroc dans le domaine de l’immigration, en particulier dans le contexte africain, rappelant que Sa Majesté le Roi Mohammed VI est désigné leader africain en la matière.

L’Afrique du Sud, qui fait face à des défis dans ce domaine, souhaite travailler avec le Maroc pour faire face à cette question compliquée, a-t-elle dit, saluant l’initiative de Sa Majesté le Roi de mettre en place un observatoire africain des migrations.

Il s’agit d’une initiative très significative, qui devra favoriser la création des synergies avec d’autres initiatives continentales sur l’immigration afin de relever les défis posés par les flux migratoires, a-t-elle dit.


La ministre s’est, d’autre part, attardée sur le rôle que le Maroc et l’Afrique du Sud jouent pour le renforcement de la sécurité en Afrique. «Sans paix et sécurité en Afrique, il n’y aura pas de développement que les deux pays souhaitent voir dans le continent», a-t-elle dit.

L’Afrique du Sud, en tant que membre non-permanent du Conseil de sécurité de l’Onu et le Maroc en tant que membre du Conseil de paix et de sécurité de l’UA, apportent une grande contribution aux efforts de maintien de la paix dans plusieurs pays.

S’agissant de la question du Sahara marocain, la ministre s’est dite «encouragée» par les efforts déployés par l’ancien Envoyé personnel du Secrétaire général de l’Onu en vue de faciliter le dialogue politique entre les parties et qu’il s’agira désormais de bâtir sur les acquis des deux tables-rondes de Genève pour aller de l’avant, le but étant de trouver une solution à ce différend qui n’a que trop duré.

La ministre s’est, par ailleurs, félicitée de la désignation d’un nouvel ambassadeur du Maroc en Afrique du Sud. «Il s’agit d’un signal positif dans le sens de hisser les relations bilatérales à des niveaux supérieurs», a-t-elle dit.

Elle a rappelé que les 2 pays avaient décidé durant les 2 dernières années de rehausser ces relations d’une manière pratique. La désignation d’un nouvel ambassadeur du Maroc en Afrique du Sud représente un pas dans la bonne direction pour raffermir les relations bilatérales pour le bien des 2 pays et celui du continent africain, a-t-elle dit.

Elle a rappelé, dans ce sens, les visites de haut niveau échangées entre le Maroc et l’Afrique du Sud, citant celle effectuée au Maroc par l’ancienne Présidente du parlement sud-africain, Mme Baleka Mbete.

À noter que la réception organisée à l’occasion de la fête du Trône a été marquée par la participation de plusieurs personnalités dont des parlementaires, notamment du Congrès national africain (ANC, au pouvoir), des ambassadeurs de pays frères et amis et d’autres personnalités du monde des affaires et des arts.


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Le président turc félicite SM le Roi à l’occasion de la Fête du Trône

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SM le Roi Mohammed VI a reçu un message de félicitations du président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, à l’occasion de la Fête du Trône.


Dans ce message, le président Erdogan exprime, en son nom personnel et en celui du peuple turc, ses chaleureuses félicitations et ses meilleurs vœux de santé et de bonheur pour le Souverain et de prospérité et de bien être pour le peuple marocain ami et frère.

Le président turc se réjouit du rôle assumé par le Royaume, sous la conduite éclairée de SM le Roi, en tant qu’acteur de paix et de stabilité dans sa région, tout en renforçant sa position privilégiée au sein du monde musulman.

M. Erdogan a également saisi cette opportunité pour exprimer son désir le plus sincère de renforcer et de porter avec détermination vers l’avenir les relations d’amitié et de fraternité entre le Maroc et la Turquie ainsi que les liens forts entre les 2 peuples, qui sont enracinés dans l’histoire.


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Le Parlement marocain a voté pour la création de 2 nouvelles chaînes de télévision

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À l’unanimité, les députés ont voté pour la proposition de loi portant création de 2 chaînes de télévision au Parlement marocain. Cette initiative émane d’une entente entre les groupes parlementaires de la première Chambre.


Le Parlement disposera de ses propres chaînes de télévision. C’est ce qu’il convient de retenir du vote de la proposition de loi portant création de la chaîne parlementaire. En vertu des dispositions du texte adopté, il est prévu de créer 2 chaînes de télévision. La première s’appellera « La chaîne parlementaire de la Chambre des Représentants » et, la seconde, « La chaîne parlementaire de la Chambre des Conseillers ».

La diffusion télévisée des travaux du Parlement, dans les 2 Chambres, se fera «dans le respect du pluralisme politique de ses composantes et de ses droits». La chaîne sera un «service public chargé d’informer les citoyens sur les actualités et les informations relatives à la vie parlementaire».

Les 2 chaînes parlementaires auront pour vocation de fournir «un bulletin d’information, un magazine et de brefs bulletins sur les événements présentant un intérêt pour la Chambre des Représentants et la Chambre des Conseillers, ainsi que des programmes de discussion sur les événements politiques, culturels et sociaux actuels ainsi que sur les programmes des parlementaires des 2 Chambres».

Se confiant à Jeune Afrique, Habib El Malki, Président de la Chambre des Représentants, avait parlé de la nécessité de doter le Parlement marocain d’une chaîne télévisée, avant 2021. «Il y a un déficit d’information sur l’activité parlementaire, qui conduit à tout un tas d’incompréhensions malheureuses, et je crois que cela pèse sur notre vie publique. Il faut y remédier», avait-il déclaré.


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Un Discours royal fondateur pour un Maroc plus égalitaire

in National/Politique/Société

Au-delà de sa portée stratégique sous l’angle de l’orientation politique, le Discours royal du Trône est surtout marqué du sceau du réalisme, de la mobilisation et de la responsabilité sociale.


20 ans de règne de SM le Roi Mohammed VI offre en effet une perspective suffisamment large pour dresser un diagnostic global sur les besoins et les déficits qui se font ressentir sur le plan social.

Le Souverain, en chef d’État proche des citoyens dans leurs préoccupations et leur vie de tous les jours, a ainsi remis en question la pertinence du modèle de développement national.

Le constat est sans équivoque : les dernières années ont révélé l’incapacité de ce modèle de développement à satisfaire les besoins croissants d’une partie des citoyens, à réduire les inégalités et les disparités spatiales.

Là-justement, le propos royal ne se contente pas de mettre le doigt sur le mal, mais dessine les contours de solutions opérationnelles. D’autant que la rénovation du modèle de développement national n’est pas une fin en soi, mais « le préalable à l’émergence d’une étape nouvelle ».

Plus précisément, l’ambition collective dans laquelle s’inscrit le discours royal ne saurait porter ses fruits sans consolidation de la confiance aussi bien entre les citoyens que dans les institutions nationales. Mais sans oublier de s’ouvrir davantage sur l’investissement étranger dont les atouts en matière sociale sont indéniables.

Voilà pourquoi SM le Roi a décidé de mettre en place la commission spéciale chargée du modèle de développement, une structure où devront siéger acteurs académiques aux côtés de compétences nationales, issues aussi bien du public que du privé.


À l’évidence, la nation a besoin de relever le défi de l’accélération économique et de l’efficacité institutionnelle, deux conditions sine qua non pour mener à bien l’énorme chantier social et revigorer l’investissement productif. Une approche qui restera lettre morte en l’absence d’un effort substantiel pour faire évoluer les mentalités des responsables.

Le secteur public en particulier est appelé à opérer un triple sursaut en termes de simplification, d’efficacité et de moralisation. La modernisation des méthodes de travail, la créativité et l’innovation dans la gestion de la chose publique sont les clés de la réussite pour le futur modèle de développement que le Souverain appelle de ses vœux.

Mais en tout, l’aboutissement du modèle de développement se mesure à l’aune de la situation sociale dans un Maroc en quête de justice sociale et spatiale, gage de tout progrès sur le registre de l’égalité pour tous.

Là-encore et dans le même sens de clarté, Sa Majesté plaide en faveur d’un Maroc où s’estompent les disparités criantes et les comportements générateurs de frustration, où disparaissent les formes de rente existantes et les situations induisant des déperditions de temps et d’énergie.

Il faut donc d’urgence mettre un terme à de tels agissements en faisant triompher les valeurs de travail, d’engagement responsable, de mérite, d’égalité des chances.

La vision royale va au-delà de la logique du tout politique dès lors que le Souverain insiste sur la nécessaire implication du citoyen en tant qu’acteur principal dans cette nouvelle étape.

Le plus frappant dans cette conception n’est autre que l’appel lancé pour apporter du sang neuf, des compétences avec une nouvelle mentalité, au sein des institutions politiques nationales, plus particulièrement le gouvernement.


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Fête du Trône: Grâce Royale au profit de 4.764 personnes

in National/Politique/Société

À l’occasion de la Fête du Trône, SM le Roi Mohammed VI a accordé Sa grâce à 4.764 personnes, dont certaines sont en détention et d’autres en liberté, condamnées par différents tribunaux du Royaume, indique, lundi, un communiqué du ministère de la Justice.


En voici le texte:

« À l’occasion de la Fête du Trône de cette année 1440 H – 2019 G, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu perpétue Sa gloire, a bien voulu accorder Sa grâce à un ensemble de personnes condamnées par différents tribunaux du Royaume. Ces personnes, au nombre de 4.764, se présentent comme suit:

* Les bénéficiaires de la grâce royale qui sont en détention sont au nombre de 4.600 détenus se répartissant comme suit:

– Grâce sur le reliquat de la peine d’emprisonnement ou de réclusion au profit de 1.916 détenus.

– Remise de la peine d’emprisonnement ou de réclusion au profit de 2.477 détenus.

– Commutation de la peine de mort en peine perpétuelle au profit de 31 détenus.

– Commutation de la peine perpétuelle en peine à temps au profit de 176 détenus.

* Les bénéficiaires de la grâce royale qui sont en liberté sont au nombre de 164 personnes se répartissant comme suit:

– Grâce sur la peine d’emprisonnement ou son reliquat au profit de 50 personnes.

– Grâce sur la peine d’emprisonnement avec maintien de l’amende au profit de 12 personnes.

– Grâce sur les peines d’emprisonnement et d’amende au profit de 02 personnes.

– Grâce sur la peine d’amende au profit de 100 personnes.


La grâce royale incluait un certain nombre de détenus pour des raisons humanitaires, notamment des personnes souffrant de maladies incurables et graves ou totalement handicapées, des personnes âgées, des mineurs, des femmes enceintes ou accompagnées d’enfants, ainsi que ceux qui avaient reçu des preuves au cours de l’étude et qui avaient été formés pour les inciter à s’intégrer dans la société en tant qu’individus actifs après avoir adopté un bon comportement au cours de la période de leur exécution de la peine qui leur a été infligée.

En cette glorieuse occasion, Sa Majesté le Roi, que Dieu Le préserve, a bien voulu accorder Sa grâce à des détenus des événements qu’à connus la région d’Al Hoceima, ainsi qu’à des détenus condamnés dans des affaires de terrorisme et ayant participé à la quatrième édition du programme « Réconciliation » (Moussalaha). Cette bienveillance royale à l’égard de ces détenus intervient en réponse aux demandes de grâce que les concernés ont soumis au Souverain, et qui n’ont obtenu l’approbation royale qu’après avoir officiellement exprimé leur attachement aux constantes et aux sacralités de la Nation et aux institutions nationales, révisé leurs orientations idéologiques, rejeté l’extrémisme et le terrorisme.

Puisse Dieu garder Sa Majesté le Roi, source de clémence et de miséricorde, perpétuer Sa gloire et préserver Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan ainsi que tous les membres de la Famille Royale ».


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SM le Roi réaffirme l’engagement sincère du Maroc à garder la main tendue à l’Algérie

in International/National/Politique/Société

SM le Roi Mohammed VI a réaffirmé, lundi, l’engagement sincère du Maroc à garder la main tendue en direction des frères en Algérie, fidèles en cela aux liens de fraternité entre les 2 peuples frères.


« Nous réaffirmons notre engagement sincère à garder la main tendue en direction de nos frères en Algérie, fidèles en cela aux liens de fraternité, de religion, de langue et de bon voisinage, qui unissent depuis toujours nos deux peuples frères », a souligné le Souverain, dans un discours adressé à la nation à l’occasion du 20ème anniversaire de l’accession de SM le Roi au Trône de Ses glorieux ancêtres.

La dernière illustration en date de cette proximité, a poursuivi le Souverain, remonte à la Coupe d’Afrique des Nations, organisée récemment en Egypte, au cours de laquelle le Roi et le peuple du Maroc, dans un élan spontané et sincère, ont témoigné leur sympathie et leur soutien enthousiastes à la sélection algérienne. Les Marocains «se sont joints au peuple algérien pour partager sa fierté, à la suite du sacre mérité lors de cette compétition, car, cette victoire, ils l’ont ressentie comme étant aussi la leur », s’est réjoui Sa Majesté le Roi.

« Cette foi profonde dans la communauté de destin, sous-tendue par une histoire et une civilisation communes, nous incite à œuvrer, avec espoir et optimisme, à la réalisation des aspirations à l’unité, à la complémentarité et à l’intégration, portée par nos peuples maghrébins frères », a encore souligné le Souverain, assurant qu’« aucun pays ne peut à lui seul relever les défis sécuritaires et de développement auxquels nous sommes confrontés ».


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Le président Donald Trump félicite SM le Roi à l’occasion de la Fête du Trône

in International/National/Politique/Société

SM le Roi Mohammed VI a reçu un message de félicitations du Président américain Donald J. Trump, à l’occasion de la Fête du Trône.


Dans ce message, le Président Trump exprime Ses félicitations à SM le Roi à l’occasion de ce « grand événement » marquant le 20ème anniversaire de l’accession de SM le Roi au trône, soulignant que les relations entre les États-Unis et le Maroc  »se sont élargies et approfondies au cours du règne de Votre Majesté ».

 »Je suis persuadé que nous nous appuierons sur notre accord de libre-échange, notre partenariat solide en matière de sécurité et nos divers liens culturels et éducatifs afin d’assurer un avenir plus sûr et plus prospère pour nos 2 peuples », écrit M. Trump dans ce message.

Après avoir noté que les deux pays ont « promu des échanges commerciaux équitables et réciproques », le président américain souligne qu’ »il nous reste encore beaucoup à accomplir ensemble, notamment la poursuite de notre lutte contre l’extrémisme sous toutes ses formes, la promotion de la tolérance et la compréhension religieuse, la promotion des priorités communes en Afrique et la poursuite de développement du lien culturel entre nos pays en tant que témoignage de notre amitié depuis plus de 240 ans ».

Dans ce message, le président Trump se réjouit de voir les États-Unis et le Maroc poursuivre leur collaboration au cours des prochaines années, dans l’intérêt des 2 pays et de leurs citoyens.


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SM le Roi Mohammed VI reçoit le Wali de Bank Al-Maghrib

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SM le Roi Mohammed VI a reçu, lundi au Palais Royal de Tétouan, M. Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al-Maghrib, qui a présenté au Souverain le rapport annuel de la Banque Centrale sur la situation économique, monétaire et financière au titre de l’exercice 2018.


Dans une allocution devant Sa Majesté le Roi, M. Jouahri a indiqué que dans un environnement international incertain, l’économie nationale a enregistré un taux de croissance de 3 %, impactée en particulier par la lente reprise des secteurs non agricoles, soulignant toutefois que le taux de chômage a reculé à 9,8 %, tout en restant élevé parmi les jeunes, notamment citadins.

Au niveau des équilibres macroéconomiques, il a précisé que la consolidation budgétaire a connu un certain ralentissement, le déficit s’étant accentué à 3,7 % du PIB. En parallèle, le déficit du compte courant s’est aggravé à 5,5 % du PIB, malgré la poursuite d’une performance notable des exportations, a ajouté M. Jouahri.

En outre, les afflux d’investissements directs étrangers ont atteint 47,4 milliards de dirhams et les réserves internationales nettes se sont établies à un niveau équivalent à un peu plus de 5 mois d’importations de biens et services, a poursuivi le Wali de Bank Al-Maghrib, notant que dans ce contexte, l’inflation a affiché une accélération à 1,9 %, tirée en grande partie par le renchérissement des produits alimentaires à prix volatils.

Au regard de ces évolutions, a indiqué M. Jouahri, Bank Al-Maghrib a maintenu l’orientation accommodante de sa politique monétaire, ce qui s’est traduit par une baisse des taux débiteurs qui a bénéficié notamment aux entreprises.

La Banque centrale a également poursuivi le renforcement du cadre réglementaire du secteur bancaire, tout en accompagnant ce dernier pour assurer sa conformité aux normes internationales, notamment celles relatives à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, et pour permettre un financement adéquat de l’économie, a-t-il assuré.


Par ailleurs, M. Jouahri a souligné que Bank Al-Maghrib et le ministère de l’Économie et des Finances ont achevé, dans le cadre d’une démarche participative, l’élaboration de la Stratégie Nationale de l’Inclusion Financière, qui vise la résorption du déficit et la réduction des inégalités dans ce domaine. L’année a été marquée également par le lancement du processus de flexibilisation graduelle du régime de change qui a pour principal objectif de renforcer la résilience de l’économie nationale face aux chocs externes et de soutenir sa compétitivité. La première année de mise en œuvre de cette réforme, a précisé M. Jouahri, s’est déroulée dans de bonnes conditions.

Le Wali de Bank Al-Maghrib a relevé que ces évolutions qui ont marqué l’année 2018 laissent suggérer que la performance de l’économie nationale reste insuffisante pour répondre aux attentes sociales croissantes. À cet effet, la remise du Maroc sur un sentier de croissance plus élevé, tel que celui enregistré lors de la première décennie de ce siècle, requiert la poursuite des réformes avec toutefois une plus grande exigence en termes d’efficacité et de rendement et une meilleure prise en compte des mutations de l’environnement international, a estimé M. Jouahri.

Ainsi, au regard des défis auxquels fait face le tissu productif national, pâtissant des vulnérabilités structurelles et affaibli par la concurrence du secteur informel, M. Jouahri a appelé à ce que la politique publique inscrive parmi ses priorités la création d’un environnement propice au développement de l’entreprise marocaine et au renforcement de sa compétitivité.

Pour cela, il est impératif, selon M. Jouahri, d’accélérer la mise en œuvre de la réforme du système de l’éducation et de la formation, qui a souffert des calculs politiques, à un moment où les exigences du marché du travail sont de plus en plus élevées en relation en particulier avec les implications de la révolution digitale.


Au niveau des finances publiques, le Wali de Bank Al-Maghrib a indiqué que le ralentissement temporaire de la consolidation budgétaire peut paraître, pour certains, un choix approprié dans un contexte de décélération de la croissance et de besoins sociaux pressants. Toutefois, il a précisé qu’il ne faudrait pas que cela occulte le niveau élevé de l’endettement public, qui appelle à une vigilance accrue.

Sur un autre volet, M. Jouahri a ajouté que la refonte en cours de la politique sociale, axée sur le ciblage des ménages, paraît une démarche prometteuse, dont la finalisation à temps requiert une mobilisation continue, ce qui faciliterait par ailleurs la réforme de la compensation et permettrait de dégager une marge de manœuvre pour l’investissement économique et social.

Il a également rappelé, dans ce cadre, qu’il est urgent de faire aboutir le chantier de la réforme de la retraite pour assurer la pérennité de l’ensemble des régimes.

Le Wali de Bank Al-Maghrib a souligné qu’en dépit de ces défis, le Maroc continue, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi, de jouir d’un statut privilégié au niveau régional et international.

Pour préserver ce statut et le fructifier au bénéfice de la croissance et de l’emploi, un véritable sursaut de toutes les forces vives du pays est impératif. Celles-ci sont appelées à dépasser les considérations étroites d’ordre personnel et partisan pour se mobiliser au service des intérêts du pays et des citoyens, a conclu M. Jouahri.

Le Wali de Bank Al-Maghrib a, à cette occasion, remis à SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, le rapport annuel de la Banque centrale sur la situation économique, monétaire et financière au titre de l’exercice 2018.


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