Politique

L’engagement du Maroc en faveur des libertés religieuses exposé à Washington

in International/National/Politique/Société

Le Royaume du Maroc « a toujours été fortement engagé en faveur des libertés religieuses et continue à déployer des efforts pour promouvoir la paix à travers le dialogue interreligieux et la tolérance », a affirmé, jeudi à Washington, la Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Mme Mounia Boucetta.


Dans une allocation à l’occasion de sa participation à la 2ème Réunion ministérielle pour la promotion des libertés religieuses, qui se tient du 16 au 18 juillet dans la capitale fédérale américaine, Mme Boucetta a souligné que le Maroc « continue d’être concrètement engagé en faveur des actions entreprises dans le prolongement de cette conférence ».

À cet égard, a-t-elle noté, le Maroc se réjouit d’accueillir prochainement la 1ère Conférence régionale sur la préservation du patrimoine culturel et religieux, une initiative saluée par le Secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo comme l’une des 4 rencontres de par le monde qui s’inscrivent dans le cadre des actions de suivi de la réunion ministérielle de Washington et dans le prolongement de la Déclaration et du Plan d’action de Potomac, ayant sanctionné l’édition de l’année dernière de cette conférence.

Passant en revue les actions entreprises par le Maroc dans le domaine du dialogue interreligieux et de la liberté de culte, depuis la première réunion ministérielle, tenue en juillet 2018, Mme Boucetta est ainsi revenue sur la visite historique du Pape François au Maroc en mars dernier, « un événement exceptionnel qui a mis en avant l’ouverture et les efforts en cours du Maroc pour promouvoir la paix à travers le dialogue inter-religieux ».

À cette occasion, a-t-elle rappelé, SM le Roi Mohammed VI, en Sa qualité de Commandeur des croyants, avait livré un important discours transmettant des messages forts de coexistence religieuse.

La Secrétaire d’Etat s’est également attardée sur la signature à Rabat par Sa Majesté le Roi et Sa Sainteté le Pape François de « l’Appel d’Al Qods », qui vise à conserver et à promouvoir le caractère spécifique multi-religieux, la dimension spirituelle et l’identité particulière de la ville Sainte.


Mme Boucetta a aussi rappelé l’organisation, en septembre dernier à Fès, sous le Haut Patronage de SM le Roi, de la 2ème édition de la Conférence internationale sur le dialogue des cultures et des religions. De même, elle a mis en relief les réalisations de l’Institut Mohammed VI pour la formation des Imams, Morchidines et Morchidates, qui a formé, depuis sa création en 2015, plus de 4.300 imams et morchidates issus de pays africains et européens.

La secrétaire d’Etat a aussi évoqué le lancement par le Souverain de l’émission radio « Addourous Al Hadithia », une initiative phare visant la sauvegarde du Hadith du Prophète et sa préservation de toute falsification, altération ou instrumentalisation à des fins idéologiques. Par ailleurs, Mme Boucetta a fait observer que SM le Roi a lancé, en avril 2019, la construction d’un Musée de la culture juive à Fès, la capitale spirituelle du Royaume, afin de préserver l’héritage juif du Maroc.

En outre, a-t-elle ajouté, le Souverain, en Sa qualité de Président du Comité Al-Qods, a également accordé une subvention financière comme contribution du Royaume du Maroc à la restauration et à l’aménagement de certains espaces à l’intérieur de la mosquée sainte d’Al-Aqsa et de son environnement.

Organisée par le département d’Etat américain, la réunion ministérielle pour la promotion des libertés religieuses entend réaffirmer les engagements internationaux visant à promouvoir la liberté religieuse pour tous en se concentrant sur des résultats concrets permettant un changement durable et positif.

Un large éventail de parties prenantes, y compris des représentants gouvernementaux de haut niveau, d’organisations internationales, des chefs religieux et des activistes de la société civile se réunissent à Washington pour discuter des défis, identifier des moyens concrets de lutter contre la persécution religieuse et la discrimination et assurer un plus grand respect de la liberté de religion ou de conviction.


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Les parlementaires marocains veulent bénéficier gratuitement du TGV

in Économie/National/Politique/Société

Les parlementaires marocains tiennent à leurs avantages et en veulent toujours plus. Aujourd’hui, ils demandent à bénéficier de la carte de gratuité pour voyager à bord du Train à Grande vitesse Al Boraq.


En peu de temps, leurs requêtes ont reçu l’assentiment d’El Malki et de Benchemass, leurs présidents respectifs et, également, de Rabie Khlie, Directeur de l’Office national des Chemins de fer (ONCF).

La requête a été d’abord approuvée par le Bureau de la Chambre des Représentants. Suivra l’approbation de la Chambre des Conseillers. De son côté, le Directeur de l’ONCF a décidé de confectionner, pour les parlementaires, des cartes devant leur permettre de voyager gratuitement dans le train, Al Boraq.

Tout porte à croire que les parlementaires défendent au mieux leurs intérêts, au détriment de celui du peuple.


Leur absentéisme au Parlement, même quand il s’agit des questions d’intérêt majeur, crie plus que leurs arguments.

Et, pourtant, ils sont rémunérés aux frais du prince. Une somme de 32.800 dirhams est versé à tout parlementaire marocain. Mieux, cet intéressement est majoré de 7.000 dirhams, s’il occupe une responsabilité au sein des 2 Chambres.

Aussi dispose-t-il d’une carte de gratuité de train (1ère classe), d’une indemnité de carburant de 800 dirhams/mois, d’une prise en charge des frais de péage, d’une chambre d’hôtel à Rabat (700 dirhams) et d’une somme de 2.000 dirhams/jour d’argent de poche, quand il voyage à l’étranger, sans compter la pension de retraite, un objet de vives polémiques.


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Les Marocains résidant à l’Étranger (MRE) toujours privés du droit de vote au Maroc

in International/MRE/National/Politique/Société

En dépit de leur citoyenneté et des droits garantis par la Constitution, les Marocains résidant à l’Étranger (MRE) ont toujours été privés du droit de vote au Maroc. 12% de la population marocaine ne peut pas participer aux élections communales et législatives, malgré leur importance sur les plans économique et commercial.


Chaque année, plus de 2,5 millions de MRE rejoignent le Royaume, créant une dynamique économique significative, par le biais du transfert de devises étrangères. Selon l’Office de Changes, le montant des transferts, en 2018, s’élève à 65,9 milliards de dirhams.

Malgré leur importance, la communauté marocaine à l’étranger ne bénéficie pas des droits de citoyenneté, à l’instar des citoyens marocains dans le Royaume. 5 millions de marocains sont ainsi privés d’un droit garanti par la Constitution.

Depuis le début de la pratique des élections au Maroc, les MRE ont été autorisés à voter une seule fois, en 1984, avant d’en être interdits à nouveau. Pourtant, aucun texte législatif ne prive le droit de vote à cette catégorie de citoyens.

À cet effet, l’article 17 de la Constitution stipule : « Les MRE bénéficient de l’ensemble des droits de citoyenneté, notamment, le droit de voter, de se présenter aux élections, à travers les listes électorales locales, régionales et nationales.


La loi détermine les critères d’éligibilité des candidats aux élections, ainsi que les conditions et les procédures pour exercer le droit de vote et de candidature, à partir du pays de résidence ».

Pour le Chef du Gouvernement, Saâdeddine El Othmani, un long débat a été initié entre les différentes parties concernées, notamment, l’Exécutif et les acteurs aussi bien politiques que de la société civile, afin d’arriver à un compromis sur les différents points en rapport avec ce sujet.

Certains responsables marocains imputent l’absence des MRE aux élections à des problèmes financiers et logistiques, en raison de leur nombre important et de leurs disparités géographiques. En 2016, l’ex-Ministre de l’Intérieur, Mohamed Hassad, avait déclaré, devant les membres du Parlement, que « le vote des MRE pose plusieurs problèmes ». Il s’était demandé : « Où peut-on placer un bureau de vote aux États-Unis, à titre d’exemple ? ».

Puis, il a ajouté : « Je pourrais vous surprendre, si je vous posais la même question sur Israël, où résident entre 700 à 800 mille Marocains ».


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Maroc-France: 2 puissances de paix, d’ouverture et d’acceptation de la diversité

in International/National/Politique/Société

Liés par un partenariat d’exception singulier, le Maroc et la France sont 2 puissances de paix, d’ouverture et d’acceptation de la diversité, a affirmé dimanche l’ambassadeur français à Rabat, Jean-François Girault.


S’exprimant lors d’une réception à l’occasion de la commémoration de la fête nationale française du 14 juillet, en présence notamment du chef de gouvernement Saad Dine El Otmani7, M. Girault a souligné que Rabat et Paris « mènent ensemble les mêmes combats contre le réchauffement climatique, le terrorisme, la radicalisation et les migrations illégales ».

« Dans votre pays où l’on ressent si fortement la densité des siècles, l’énergie alternative de la tradition et du renouveau a su imprimer à sa politique un incontestable élan créateur », a-t-il fait observer, mettant l’accent sur les principaux enjeux à relever que sont notamment la santé, l’éducation, la justice, l’emploi des jeunes et le partage équitable des fruits de la croissance.

L’ambassadeur a souligné que ces défis « sont communs à nos sociétés. Aussi la France et le Royaume se tiennent-ils plus que jamais côte-à-côte pour les relever ». « Dans notre relation d’égal à égal, respectueuse de l’indépendance et de la souveraineté de l’autre, notre dialogue et nos échanges ont retrouvé leur ampleur et leur sérénité naturelles », a-t-noté, tout en exprimant « les sentiments déférents d’immense gratitude à SM le Roi Mohammed VI ».


Mettant en avant le caractère singulier du partenariat d’exception entre les deux nations, le diplomate a rappelé entre autres la commémoration par les deux chefs D’État, SM le Roi Mohammed VI et le Président français Emmanuel Macron, le 11 novembre 2018 à l’Arc de Triomphe, le centenaire de l’armistice de la grande guerre.

M. Girault a de même rappelé le trajet inaugural de Tanger à Rabat de la première ligne à grande vitesse d’Afrique par SM le Roi et le président français en novembre 2018 ainsi que l’inauguration par les 2 chefs d’État en juin dernier de la première usine du groupe PSA, qui arrime le Maroc au rang de 1er constructeur automobile du continent africain.

Cette réception s’est déroulée en présence également de membres du gouvernement, d’anciens ministres et des personnalités du monde de la diplomatie et des représentants de la communauté française établie au Maroc.


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Un Marocain nommé Conseiller du Roi des Pays-Bas

in International/MRE/Politique
Un Marocain nommé Conseiller du Roi des Pays-Bas

Le roi des Pays-bas, Willem-Alexander a nommé un nouveau conseiller personnel et qui officiera aussi pour la reine Máxima. Il s’agit de Hassan Outaklla et débutera dans ses fonctions le 15 août.


Le nouveau secrétaire général adjoint du roi des Pays-Bas est d’origine marocaine. Il s’agit de Hassan Outaklla et succède à Bram Gille, en poste depuis février. Selon hollanda.nu, Outaklla est né en 1983 et a étudié les sciences politiques à l’Université d’Amsterdam. Après ses études, il a travaillé pendant plus de quatre ans en tant que consultant en gestion chez KPMG.

Depuis 2011, il a occupé divers postes au sein de l’Autorité néerlandaise des marchés financiers, l’équivalent du gendarme de la bourse. Il était jusqu’à récemment haut responsable de l’AFM en tant que conseiller principal en matière de politique pour la coordination des activités de politiques publique et stratégique.


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SM le Roi Mohammed VI félicite le Président de la République française

in International/National/Politique/Société

SM le Roi Mohammed VI a adressé un message de félicitations au Président de la République française, M. Emmanuel Macron, à l’occasion de la fête nationale de son pays.


Dans ce message, le Souverain exprime Ses sincères félicitations au Président Macron et Ses vœux les meilleurs de progrès et de prospérité pour le peuple français.

« Fondé sur des liens humains et culturels profonds, le partenariat d’exception maroco-français ne cesse d’évoluer et de se développer comme en témoignent les efforts conjoints déployés par nos deux pays pour la réalisation de divers projets concrets », Se félicite SM le Roi.

À cette occasion, le Souverain salue l’excellence des liens unissant le Maroc et la France qui « s’illustre à travers la densité d’une coopération tournée vers l’avenir et la régularité du dialogue et de la concertation politiques, marqués par une large convergence de vue sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun, particulièrement en matière de paix, de sécurité et de développement durable ».


« Je suis convaincu que les prochaines échéances dans notre agenda commun, notamment Votre visite d’État au Maroc et la tenue d’une nouvelle session de la Réunion de Haut-niveau seront une heureuse occasion de réaffirmer la singularité de l’amitié maroco-française.

Elles contribueront, sans nul doute, à traduire dans les faits notre volonté de porter notre partenariat stratégique au rang de modèle de coopération gagnant-gagnant, aussi bien sur le plan bilatéral que régional », écrit le Souverain.

SM le Roi réitère, à cet égard, Son engagement d’œuvrer de concert avec le président Macron, dans la voie dynamique choisie pour le Maroc et la France.


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Irak: Contribution marocaine à la renaissance de l’Université de Mossoul

in Culture/International/National/Politique/Société

Le ministère de la Culture et de la Communication a fait don de centaines de livres de diverses disciplines intellectuelle, littéraire et scientifique au profit de l’Université de Mossoul en Irak, dans le cadre de la mise en oeuvre des recommandations de la 21ème Conférence des ministres arabes de la Culture.


Ce don a été remis, lors d’une cérémonie organisée jeudi à l’ambassade du Royaume au Caire, en présence de l’ambassadeur irakien au Caire, Ahmed Al-Dulaimi, et de responsables de la Ligue des États arabes.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre de la recommandation de la Ligue des États arabes de contribuer à la renaissance du patrimoine de cette ancienne université, détruite par l’organisation terroriste « Daesh » lors de son occupation de la ville de Mossoul.

Il s’agit également d’une contribution de la Ligue des États arabes à la mise en œuvre de l’initiative lancée par l’UNESCO visant la renaissance du patrimoine culturel de la ville de Mossoul.

L’ambassadeur du Maroc au Caire et représentant permanent du Royaume auprès de la Ligue des États arabes, Ahmed Tazi, a mis en avant le statut scientifique prestigieux de l’Université de Mossoul, l’un des plus grands centres d’enseignement et de recherche du Moyen-Orient et la deuxième université d’Irak, ajoutant que cette université disposait avant sa destruction d’oeuvres, de livres et de manuscrits rares témoignant de la richesse de la civilisation et de l’histoire irakiennes.

Il a ajouté que ce don de livres couvrant divers aspects de la pensée, de la littérature, de l’histoire, de la sociologie et de l’économie, témoigne de l’importance de la dimension humaine et intellectuelle dans tout processus de reconstruction.

L’ambassadeur a exprimé, à cet effet, l’espoir de voir l’Irak renouer avec son rayonnement culturel et civilisationnel d’antan.


Pour sa part, l’ambassadeur d’Irak a exprimé sa gratitude pour cette initiative conforme aux positions de longue date du Maroc en matière de soutien aux causes des pays arabes.

Il a exprimé son regret pour les dommages subis par l’Université de Mossoul et la destruction de livres, d’oeuvres rares et de périodiques qui constituaient une source d’informations importante pour les chercheurs et les étudiants du monde entier.

M. Al-Dulaimi a mis l’accent sur l’importance des efforts concertés pour lutter contre les activités criminelles et terroristes de l’organisation Daech, soulignant la nécessité de préserver la composante culturelle seule garante de l’identité des peuples.

Pour sa part, la directrice du département d’information, de documentation et de traduction à la Ligue Arabe, Hala Jad a déclaré que la Ligue arabe avait élaboré une stratégie en plusieurs étapes pour la reconstruction de l’Université de Mossoul, en coopération avec plusieurs organisations et maisons d’édition arabes et l’Union des éditeurs arabes.

Elle a exprimé sa gratitude au Maroc pour être précurseur dans la mise en oeuvre de cette stratégie, ajoutant que l’Université de Mossoul et sa bibliothèque seraient dotées de livres couvrant divers domaines de la science, de la littérature, de l’astronomie, de la médecine, de l’histoire et autres lui permettant de renouer avec son passé glorieux.


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Bourita représente SM le Roi au 12ème Sommet extraordinaire de l’UA à Niamey

in Afrique/Économie/International/National/Politique

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Nasser Bourita représente SM le Roi Mohammed VI aux travaux du 12ème Sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA), ouverts dimanche dans la capitale nigérienne Niamey.


Ce Sommet est exclusivement consacré au lancement de la phase opérationnelle de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), projet phare de l’agenda 2063 de l’UA.

Moment symbolique de la cérémonie d’ouverture du Sommet de Niamey, le Nigeria et le Bénin, deux pays qui n’avaient pas encore adhéré à la ZLECA, ont signé l’accord instituant ce bloc commercial et douanier.

Procédant à l’ouverture de ce Sommet, le chef de l’Etat égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, président en exercice de l’UA, a relevé que le sommet de Niamey revêt une importance inégalée dans l’histoire de l’UA car marquant l’amorce de la phase opérationnelle de l’action africaine commune en matière d’intégration économique et commerciale.

Avec l’entrée en vigueur officielle de la ZLECA, le continent est résolument sur la voie d’une Afrique nouvelle orientée vers le progrès, la prospérité et l’émancipation économique, a-t-il ajouté.

De son côté, le président de la commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, a indiqué que la ZLECA est l’un des projets les plus emblématiques de l’agenda africain, notant que l’Afrique avec une population de 1,27 milliard de personnes, devient ainsi le plus grand espace d’échange commercial au monde.

Grâce à cet espace, la croissance de l’économie africaine devrait être deux fois plus rapide que celle du monde développé, sachant que l’Afrique est le 2ème continent le plus grand et le 2ème le plus peuplé, a-t-il ajouté.


De son côté, le Président du Niger, Isoufou Mahamadou, a souligné que la ZLECA permettra l’élimination progressive des droits de douanes sur le commerce intra-africain et offrira avec un marché de 1,2 de consommateurs aujourd’hui et 2,5 milliards en 2050, des possibilités commerciales immenses, notamment pour les entreprises africaines.

Sans infrastructures routières, ferroviaires, portuaires, aéroportuaires, énergétiques et de télécommunications, la ZLECA sera une coquille vide, a souligné le chef de l’Etat nigérien, notant que ce projet forme avec les autres plans et programme de l’UA, un tout cohérent dans la perceptive de renforcer l’intégration régionale et atteindre les objectifs de l’Agenda 2063.

Pour sa part, la Secrétaire générale adjointe des Nations unies, Amina Mohamed s’est réjouie de la signature de l’Accord sur la ZLECA par la quasi-totalité des pays africains, soulignant que son entrée en vigueur vient donner corps à l’aspiration de tout un continent à une zone commerciale affranchie de toutes les barrières.

Cette zone tant attendue va créer des emplois, contribuer au transfert des technologies, développer de nouvelles compétences, canaliser davantage d’investissements vers l’Afrique et, enfin, améliorer les capacités de production des Etats du continent, a-t-elle énuméré.

Lors de la session de Niamey, il sera procédé, outre le lancement officiel de la ZLECA, au choix du pays devant abriter son secrétariat permanent.

Le Sommet examine également d’autres questions afférant au passeport unique et à la mise en place d’un marché aérien unique.


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Bourita représente le Roi à la cérémonie de commémoration de la libération du Rwanda

in International/National/Politique

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Nasser Bourita, a représenté, jeudi à Kigali, Sa Majesté le Roi Mohammed VI à la cérémonie de commémoration du 25ème anniversaire du Jour de la libération du Rwanda.


Plusieurs chefs d’Etat, hauts responsables gouvernementaux et dignitaires invités, d’Afrique et d’ailleurs, ont pris part à cette commémoration qui marque la fin du génocide de 1994 perpétré contre les Tutsis et le début d’une nouvelle ère de réconciliation, de l’union et de développement.

La participation du Maroc à la célébration de cet anniversaire, placée sous le thème « Ensemble nous prospérons », s’inscrit dans le cadre de la solidarité du Royaume avec le peuple rwandais et de sa forte volonté de consolider davantage les liens maroco-rwandais.

L’anniversaire de la libération, fêté dans tout le pays et parmi la diaspora rwandaise dans le monde entier, marque également la fin d’un deuil national de 100 jours, le temps qu’a duré le génocide entre avril et juillet 1994 faisant près d’un million de morts.

La cérémonie officielle, présidée par le chef d’Etat rwandais Paul Kagame au stade Amahoro (paix), a été rythmée par des prestations et spectacles de danse traditionnelle ainsi que par un spectaculaire défilé militaire.

« Il y a 25 ans, le Rwanda a vécu l’une des pires tragédies humanitaires, un génocide qui a fait plus d’un million de morts, aujourd’hui le Rwanda est uni comme une famille », a déclaré le président rwandais dans son discours prononcé à cette occasion.

« Ce qui semblait être impossible il y a un quart de siècle est devenu aujourd’hui possible voir naturel », a souligné M. Kagame en passant en revue les réalisations substantielles accomplies par le Rwanda au cours des 25 dernières années pour le développement socio-économique du pays.


Le président rwandais a rendu un vibrant hommage aux victimes du génocide et à ceux qui ont mis leur vie en péril pour protéger les réfugiés lors de cette période sombre de l’histoire du Rwanda, faisant observer que la peur et l’incertitude qui régnaient dans le passé au Rwanda ont été remplacées par la réconciliation, l’union et la détermination de travailler ensemble pour transformer la nation.

« Plus de réfugiés, plus de peur, plus de misère. Cette tragédie ne se reproduira pas, c’est notre engagement ferme », a-t-il poursuivi, ajoutant que les Rwandais ont laissé leur passé derrière eux et se sont engagés à travailler ensemble pour la prospérité du pays.

Parmi les invités de marque ayant pris part à cette cérémonie, figurent notamment le président togolais Faure Gnassingbé, le président namibien, Hage Geingob, le président centrafricain, Faustin Archange Touadéra et le président botswanais Mokgweetsi Masisi.

Cette cérémonie a été également marquée par la participation de Yemi Osinbajo, vice-président du Nigéria, Kassim Majaliwa, premier ministre de Tanzanie et Ali Kirunda Kivenjija, 2eme vice-premier ministre d’Ouganda ainsi que le corps diplomatique accrédité au Rwanda.

Au programme de cette fête nationale, une série d’activités en liaison avec la mémoire du génocide et l’histoire de la libération du Rwanda, faite d’échanges et réflexions, de programmes de sensibilisation dans tout le pays et d’une soirée artistique et culturelle.

Fort des leçons du passé, le Rwanda se présente aujourd’hui, vingt-cinq ans après le génocide, comme une success story en termes de stabilité, de développement et de croissance et un modèle africain en matière de bonne gouvernance, de politiques sociales et de protection de l’environnement.


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Interdiction des collectes de dons pour rapatrier des Marocains décédés à l’étranger

in National/Politique/Société

Faire des collectes de dons pour le rapatriement des Marocains décédés à l’étranger est désormais interdit par le Royaume chérifien, qui assure pleinement cette opération, a martelé Abdelkrim Benatiq, Ministre des MRE et des affaires de la migration.


Plus question de faire cotiser de l’argent, pour rapatrier au bercail tout citoyen marocain de la diaspora, décédé. Le Royaume prend en charge tous les rapatriements de la dépouille des MRE sur leur terre natale. Cette nouvelle donne est annoncée par le Ministre de tutelle, Abdelkrim Benatiq. De ses déclarations, on apprend que la bagatelle de 35 millions de dirhams est dépensée chaque année par le Maroc pour ces opérations.

Ainsi, à l’en croire, depuis une dizaine d’années, près de 197 millions de dirhams ont été débloqués pour assurer tous ces rapatriements, rapporte le quotidien Assabah, dans sa parution de ce jeudi 4 juillet. Cette décision du Ministre décourage plus que jamais les arnaqueurs qui se font beaucoup d’argent sur la dépouille de leurs compatriotes.

C’est le lieu de rappeler les efforts du Royaume au profit des Marocains du Monde. Leurs enfants, rappelle le Ministre, bénéficient des colonies de vacances. Par conséquent, plus de 500 enfants ont été privilégiés par ce programme de vacances, a indiqué l’autorité qui répondait aux questions orales des conseillers à la Deuxième Chambre du Parlement. Il ne faut pas perdre de vue le droit au logement économique et à la formation professionnelle, accordé à l’immigré, comme à tout autre citoyen.

Par ailleurs, fait savoir la même source, Abdelkrim Benatiq a rappelé les efforts fournis par le Royaume pour la régularisation des immigrés, favorisée par la révision de certains textes de loi : 50.000 immigrés ont bénéficié de la régularisation de leur situation au Maroc, ce qui leur permet d’inscrire leurs enfants (6.000 enfants d’immigrés) dans les écoles marocaines, a souligné le Ministre.


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