Économie - page 4

Tanger-Med veut devenir le plus grand port en Méditerranée

in Économie/International/National

Tanger-Med a permis d’attirer une grande partie du commerce mondial, grâce à la dimension internationale de son port. Le plus grand port d’Afrique, avec une capacité de 3.5 millions de conteneurs 20″, en 2018, verra son volume augmenter de 6 millions, grâce à un investissement de 1,3 milliard d’euros.


L’inauguration de nouveaux terminaux, le jeudi 27 juin 2019, permettra au Port de Tanger-Med de dépasser ceux d’Algésiras et de Valence, en termes de capacité, et de drainer plus d’investisseurs et d’industriels.

Le Maroc espère atteindre un volume annuel de 4,5 millions de conteneurs 20″, au terme de l’année 2019. Sa position stratégique devrait faire du Port un hub industrialo-portuaire, un point d’appel pour les sociétés de transport maritime opérant entre l’Asie, l’Afrique et l’Europe.

« Nous espérons pouvoir ajouter 1 million de conteneurs 20″, par an », a déclaré Houari Rachid, le Directeur du Port, ajoutant que le premier terminal avait atteint 3,5 millions de conteneurs, en 6 ans. « Croisons les doigts ! Nous ferons le plein en 6 ans », a-t-il dit.

Le Maroc a investi un milliard d’euros pour le premier terminal, permettant la création de 6.000 emplois, au sein du Port, et 70.000 autres, au niveau de la zone commerciale. Le Port est, par ailleurs, situé à 50 km de la ville de Tanger. Cet emplacement en permettra l’extension quasiment à volonté.


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Maroc Telecom finalise l’acquisition de Tigo Tchad

in Économie/International/National

Maroc Telecom a annoncé, jeudi, avoir finalisé l’acquisition, auprès de Millicom, de la totalité du capital de sa filiale « Tigo Tchad », premier opérateur mobile au Tchad.


Maroc Telecom a annoncé, jeudi, avoir finalisé l’acquisition, auprès de Millicom, de la totalité du capital de sa filiale « Tigo Tchad », premier opérateur mobile au Tchad. « Faisant suite à l’accord signé le 14 mars 2019, Maroc Telecom a finalisé l’acquisition, auprès de Millicom, de la totalité du capital de sa filiale Tigo Tchad », lit-on dans un communiqué de l’opérateur télécoms marocain, publié sur le site de la Bourse de Casablanca.

« La finalisation de cette acquisition marque une étape supplémentaire dans le développement à l’international du groupe Maroc Telecom sur des marchés à fort potentiel, et renforce davantage son positionnement stratégique en tant qu’acteur majeur des télécoms en Afrique », a déclaré, à cette occasion, le président du Directoire de Maroc Telecom, Abdeslam Ahizoune, cité par le communiqué.

« Maroc Telecom mettra en œuvre toutes ses expertises pour assurer le développement numérique à long terme au Tchad », a souligné M. Ahizoune, confirmant l’engagement de l’opérateur marocain « à accompagner toutes les mutations en cours sur le continent en matière de digital ».


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La fuite des cerveaux marocains continue de prendre de l’ampleur

in Économie/International/National/Société

La fuite des cerveaux marocains, vers d’autres cieux, continue de prendre de l’ampleur. Pas moins de 10.430 cadres ont quitté le Royaume, dont 1.200 hommes d’affaires et 630 médecins.


Le Député istiqlalien, Omar Hjira, déplore le départ des compétences marocaines, qui ont préféré faire profiter d’autres pays de leurs qualifications professionnelles. 1.200 hommes d’affaires, 630 médecins et 600 ingénieurs ont choisi de rejoindre la communauté marocaine à l’étranger, faute d’attention des autorités du pays.

Selon le quotidien Assabah, le Député a souligné, lors de la séance plénière de la Chambre des Représentants, que 70% des Marocains résidant à l’Etranger (MRE) sont en cours de naturalisation ou portent des nationalités différentes. Ce phénomène est dû, en grande partie, au manque d’attention et de réactivité du Gouvernement marocain.

Selon le sondage international, réalisé par Arab Barometer et BBC News, 70% des Marocains pensent à émigrer et à rejoindre d’autres cieux, pour des raisons économiques ou sociales. Plus alarmant, ce phénomène touche la population jeune du Maroc, en particulier, les citoyens de moins de 30 ans.


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Les députés adoptent le projet de loi sur l’accord de pêche Maroc-UE

in Économie/International/National/Politique

La Chambre des représentants a adopté à l’unanimité, lundi en séance plénière, le projet de loi 14.19 portant approbation de l’accord dans le domaine de la pêche durable, signé le 14 janvier 2019 entre le Royaume du Maroc et l’Union européenne (UE).


Outre ce projet de loi, la Chambre a adopté le protocole d’application de l’accord et l’échange de lettres y afférent, qui constituent une partie intégrante de l’accord, signé à Bruxelles.

À travers l’échange de lettres afférent à l’accord, le Royaume du Maroc confirme que les provinces sahariennes marocaines font partie intégrante du territoire national, où il exerce sa souveraineté totale à l’instar du reste du territoire national.

En vertu de cet accord, les deux parties s’engagent à développer la pêche durable dans la zone de pêche sur la base du principe de la non-discrimination entre les différentes flottes présentes dans ces eaux et visent à mettre en place le cadre d’une gouvernance juridique, environnementale, économique et sociale des activités de pêche menées par les flottes de l’UE, fixant notamment les conditions de la pratique dans la zone de pêche et la coopération économique et financière dans ce domaine.

L’objectif est de consolider la gestion des océans et la coopération administrative pour exécuter la contrepartie financière, la coopération scientifique et technique pour garantir une exploitation durable des ressources halieutiques dans la zone de pêche et le développement du secteur de la pêche.

Par ailleurs, la chambre des représentants a adopté le projet de loi n°10.19 portant approbation de l’accord sous forme d’échange de lettres entre le gouvernement du Royaume du Maroc et l’UE sur la modification des protocoles n°1 et n°4 de l’accord euro-méditerranéen établissant une association entre le Royaume du Maroc d’une part, et les Communautés européennes et leurs États membres, d’autre part.

L’institution législative a adopté, aussi, le projet de loi n° 11.19 portant ratification de l’Accord de création de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), signé le 21 mars 2018 à Kigali.

Cet accord vise à faciliter l’intégration entre les marchés africains, tout en considérant que les zones des communautés économiques régionales demeurent les piliers de l’accord établissant la ZLECAF.


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La BAD accorde un don au Maroc pour dynamiser son intégration en Afrique

in Afrique/Économie/International/National

Un accord de don de 500.000 dollars a été signé entre la Banque africaine de Développement (BAD) et la Confédération générale des Entreprises du Maroc (CGEM). Celui-ci a pour objectif de renforcer le secteur privé marocain et de dynamiser l’intégration du Royaume sur le continent.


Le Maroc, 2ème investisseur africain sur le continent, a concentré environ 80% de ses Investissements directs étrangers (IDE) sur l’Afrique, par rapport à la période 2013-2017, pour une valeur globale de près de 3,7 milliards de dollars US.

C’est ce qui justifie, d’ailleurs, cet accord, qui est une première sur le continent, afin de soutenir véritablement le développement des entreprises marocaines en Afrique subsaharienne et de développer, d’ici 2020, une cartographie des échanges économiques et commerciaux intra-africains.

Il faut reconnaître que ledit accord vient en appui à la feuille de route, définie par la Commission « Diplomatie économique, Afrique et Sud-Sud » de la CGEM. Pour Leila Farah Mokaddem, Représentante résidente de la BAD au Maroc, c’est une fierté pour la Banque de renforcer la coopération sus-sud.

À l’en croire, la Banque se félicite de ce partenariat et de la qualité de la relation. Le Président de la CGEM, Salaheddine Mezouar, a, pour sa part, insisté sur l’importance de l’accord dans l’aide aux PME de son pays. Il n’a pas manqué de revenir sur le rôle important du secteur privé.




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(Photos) SM le Roi Mohammed VI préside la cérémonie d’inauguration de l’écosystème du Groupe PSA

in Économie/International/National

Le Roi Mohammed VI a présidé jeudi à la plateforme industrielle intégrée « Atlantic Free Zone », dans la commune d’Amer Saflia (province de Kénitra), la cérémonie d’inauguration de l’écosystème du Groupe français « PSA » au Maroc, un projet qui stimule le développement du secteur national de l’automobile et illustre l’excellence du « Made in Morocco ».


Le Souverain a, à cette occasion, procédé à l’inauguration de la nouvelle usine du Groupe PSA, d’une capacité de production annuelle de 100.000 véhicules et moteurs associés, et au lancement des travaux d’extension de ce complexe industriel de dernière génération, dont la capacité de production sera doublée avant même 2023 – date prévue pour la réalisation de cet objectif – et qui générera, à terme, 4.000 postes d’emplois.

La cérémonie d’inauguration a débuté par la projection d’un film institutionnel qui met en exergue les différentes étapes de réalisation de l’écosystème du Groupe PSA au Maroc, l’impact de ce projet sur le secteur automobile national et les efforts déployés pour en assurer plein succès.

Le ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Économie numérique, Moulay Hafid Elalamy a, ensuite, prononcé une allocution devant le Roi dans laquelle il a souligné que grâce à l’impulsion décisive et à la Haute sollicitude du Souverain, « les infrastructures, l’usine de PSA et les usines de ses sous-traitants ont été réalisées dans les conditions convenues et les délais impartis », quatre années après la signature de la convention stratégique, le 19 juin 2015, entre l’État marocain et le Groupe PSA.

Elalamy a affirmé, à cette occasion, que le groupe français PSA a investi 3 milliards de dirhams et prévoit d’investir autant dans ses futurs projets au Maroc, précisant que la nouvelle usine PSA de Kénitra a été conçue pour produire aussi bien des véhicules thermiques qu’électriques, confortant ainsi l’ambition industrielle du Royaume mais également la volonté affirmée du Roi de faire du Maroc un modèle au niveau du continent en matière du développement durable.


Développement durable

Elalamy a affirmé, à cette occasion, que le groupe français PSA a investi 280 millions d’euros et prévoit 275 millions additionnels dans ses futurs projets au Maroc, précisant que la nouvelle usine PSA de Kénitra a été conçue pour produire aussi bien des véhicules thermiques qu’électriques, confortant ainsi l’ambition industrielle du Royaume mais également la volonté affirmée du Roi de faire du Maroc le champion continental du développement durable.

« Les résultats enregistrés à date grâce à l’implantation de PSA sont substantiels », a poursuivi le ministre, notant à ce propos que les véhicules produits dans l’usine PSA bénéficient d’un taux d’intégration de plus de 60 pc (80 % à terme), que 27 nouvelles usines de 10 nationalités se sont déjà installées à Kénitra, et que le Centre de R&D qui devait initialement employer 1.500 ingénieurs et techniciens supérieurs emploie aujourd’hui 2.300 employés, dont 85% sont des ingénieurs.

Les achats par PSA de pièces fabriquées au Maroc ont atteint 700 millions d’euros pour l’année 2018, bien au-dessus des prévisions, a-t-il ajouté, faisant observer que l’objectif du milliard d’euros d’achats sera donc réalisé avant 2025.

Et d’ajouter que l’usine PSA inaugurée aujourd’hui bénéficie de la dynamique de développement que connait le Royaume, à la faveur notamment de la ligne à grande vitesse ferroviaire qui permet aujourd’hui de libérer les rails entre Kénitra et le port de Tanger Méditerranée, et la réforme de la formation professionnelle qui permettra d’améliorer la compétitivité des écosystèmes industriels.


Formation professionnelle

Pour sa part, le vice-président exécutif de PSA pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Jean-Christophe Quemard, a affirmé que la vision portée par le Roi « de développer des écosystèmes économiques performants est dorénavant une réalité pour le Groupe PSA avec toutes ses composantes, à commencer par la plus importante : la formation professionnelle des hommes et des femmes qui feront le futur de l’industrie automobile avec la promesse de carrières riches au sein de cette filière au Maroc ».

Quemard a tenu, à cette occasion, à rappeler que le Maroc est, plus que jamais, « au cœur de la stratégie de croissance du Groupe PSA, qui figure aujourd’hui parmi les constructeurs automobiles les plus performants au Monde », notant que c’est au Royaume « que notre Groupe a choisi d’implanter son centre de décision Régional, de développer un Centre de recherche et développement intégré dans le réseau mondial de R&D du Groupe PSA, et aujourd’hui une activité industrielle déterminante ».

Cette cérémonie a été marquée par le dévoilement de la nouvelle Peugeot 208, véhicule produit dans l’usine de Kénitra.

Par la suite, le Roi a été salué par les représentants d’équipementiers du Groupe PSA qui se sont installés au sein de la plateforme industrielle intégrée « Atlantic Free Zone ».

Le Souverain a ainsi été salué par Xinglong Mei, vice-président du Groupe Chinois « CITIC DICASTAL », numéro 1 mondial de la fabrication de jantes en aluminium, dont l’usine, construite sur un terrain de 24 hectares avec un investissement de près de 4 milliards de dirhams, dispose d’une capacité de production annuelle de 3 millions de jantes.


L’Écosystème

Le Roi a ensuite été salué par Hirai Yoshinori, vice-président exécutif du groupe japonais ASAHI Glass Co (AGC), un des leaders mondiaux dans l’industrie du verre pour diverses applications et utilisations y compris l’industrie automobile, et Hakim Abdelmoumen, administrateur, directeur général de AGC-Induver Automotive, une unité industrielle issue d’une alliance entre le groupe japonais AGC et la société marocaine Induver. Construite sur 13 hectares pour 1,5 milliard dirhams, cette usine fabrique des parebrises et des vitrages de dernière génération.

Le Souverain a également été salué par Rachid Rahmouni, vice-président en charge de l’Afrique du Nord au groupe français « FAURECIA », numéro un mondial de l’intérieur véhicule, dont la nouvelle usine, réalisée sur 4 hectares avec un investissement de 300 millions de dirhams vient compléter le réseau de ce groupe au Maroc.

Le Roi a, ensuite, visité les différents ateliers de l’usine PSA, avant de poser pour une photo-souvenir avec son personnel.

L’Écosystème structurant organisé autour de PSA dans le Royaume est une nouvelle réussite accomplie dans l’industrie automobile. Une industrie qui prospère et réalise des succès.

Les exportations de ce secteur, qui emploie actuellement un total de 189.600 personnes, ont doublé entre 2013 et 2018, passant de 31,7 milliards de dirhams à 65,1 milliards de dirhams, faisant de l’industrie automobile le 1er secteur exportateur du Royaume pour la 4ème année consécutive.


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Au Maroc, le littoral menacé par les mafias du sable

in Économie/National/Société
Au Maroc, le littoral menacé par les mafias du sable

En contrebas d’un projet d’appartements « pieds dans l’eau » sur la petite plage branchée de Monica, près de Casablanca, une seule dune a résisté à l’appétit des constructeurs: ici comme ailleurs au Maroc, le sable est pillé pour nourrir une industrie du bâtiment croissante.

Un rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) sur la surexploitation du sable dans le monde, publié début mai, pointe du doigt le rôle des « mafias du sable » dans la disparition des plages marocaines, sur fond de bétonnage du littoral.

La moitié du sable utilisé chaque année dans la construction au Maroc, soit 10 millions de mètres cubes, est extraite illégalement, selon ce rapport.

« Sur tout le littoral de la ville, les dunes ont disparu », déplore Jawad Hadi, en scrutant la côte de Mohammedia, ville proche de Casablanca (ouest), où se trouve la plage de Monica.

Ce militant écologiste de 33 ans dirige l’Association nationale de protection de l’environnement et du littoral (Anpel).

« A ce rythme, il ne restera bientôt que des rochers », soupire Adnane Afouss, membre de la petite association.

Le sable, deuxième ressource naturelle la plus utilisée au monde après l’eau selon le PNUE, est un composant essentiel du béton. Partout sur la planète, plages et rivières sont ponctionnées, légalement ou illégalement.

« Les pilleurs viennent au milieu de la nuit, surtout en basse saison » touristique, indique une habitante, devant sa maison cossue à proximité de la plage de Monica.

« Mais ils se font plus rares car la zone s’est remplie de monde. De toute façon, ils n’ont plus rien à prendre », lâche cette quadragénaire affable, en baskets et djellaba colorée.

Plages dépouillées
Au Maroc, le sable est prélevé pour « la construction d’infrastructures liées au tourisme », d’après le PNUE.

Résultat: les côtes s’érodent, les plages rétrécissent. « La poursuite de la construction risque de conduire à la destruction de la principale attraction naturelle des visiteurs: les plages elles-mêmes », alerte l’organisation onusienne.

Le vol de sable sur les plages ou les dunes littorales est passible d’un à cinq ans de prison au Maroc.

Les plages continuent pourtant d’y être dépouillées, le long d’un littoral de 3.500 km qui court entre Méditerranée et Atlantique (Sahara occidental compris). Le sable est lui transporté à dos d’âne, en triporteur ou en camion.

Dans le nord, « sur certaines plages, le sable a quasiment disparu », alerte un militant écologiste. « Il y a eu énormément de pression sur les plages de Tanger avec des projets immobiliers à la chaîne ».

Plus au sud, entre les villes d’Essaouira et de Safi, les « mafias du sable » ont transformé une grande plage en un paysage rocailleux, déplore le PNUE.

« Il y a le petit pillage, comme ici à Mohammedia, puis il y a le trafic intensif et structuré par des réseaux organisés, opérant avec la complicité de certains responsables », affirme Jawad Hadi.

Tandis que des « mafias du sable opèrent en contrebande », « des notables, parlementaires ou militaires à la retraite disposent d’autorisations qui leur permettent de surexploiter des gisements », accuse-t-il.

Paysage lunaire

Sous le couvert de l’anonymat, le patron d’une entreprise spécialisée dans le dragage évoque « une mafia très organisée qui ne paye pas de taxes » et vend un sable « ni lavé, ni dessalé », non conforme aux critères du BTP.

Les acteurs de cette « mafia » ont des « protections à tous les niveaux, ils ne payent rien du tout car tout se fait en cash et il y a beaucoup de blanchiment d’argent dans ce trafic », assure-t-il.

Un simple smartphone suffit pour visualiser l’étendue du désastre, indique Adnane Afouss, en montrant une forêt littorale rasée ou des dunes ayant disparu pour laisser place à un paysage lunaire, sur les cartes aériennes de l’atlas numérique Google Earth.

Les yeux rivés sur son téléphone, l’écologiste scrute minutieusement la moindre parcelle: « ici, près de Safi (250 km au sud de Casablanca), ils ont prélevé le sable sur sept kilomètres. C’était une carrière exploitée par un ancien général à la retraite, mais il n’y a plus rien à prendre », fulmine-t-il.

La protection de l’environnement a pourtant été érigée en priorité par l’Etat marocain, qui met en avant une communication prolixe sur ce thème depuis qu’il a accueilli la COP22 en 2017.

Interrogée par l’AFP sur les mesures prises pour lutter contre l’extraction illégale de sable, la secrétaire d’Etat chargée du développement durable, Nezha El Ouafi, affirme qu’ »un plan national de protection du littoral est en cours de validation ».

Elle promet aussi « des mécanismes d’évaluation, avec des programmes de protection et de valorisation », sans donner davantage de détails.

(Avec AFP)

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Le dirham s’apprécie face à l’euro et au dollar

in Économie/National/Société

La note de Bank Al-Maghrib (BAM) sur ses indicateurs hebdomadaires, fait ressortir que pour la période du 10 au 12 juin 2019, le dirham s’est légèrement apprécié de 0,06% face à l’euro et de 0,2% par rapport au dollar.


Au cours de cette période, précise BAM, aucune opération d’adjudication n’a été réalisée sur le marché des changes.

Elle relève par ailleurs que les réserves internationales nettes ont accusé, au cours de la semaine entre 31 mai et 04 juin, une baisse de 0,2% à 234,7 milliards de dirhams (MMDH). En glissement annuel, elles se sont accrues, au 04 juin, de 2,5%. Concernant les interventions sur le marché monétaire, Bank Al-Maghrib a injecté un total de 78,8 MMDH, dont 76,1 MMDH sous forme d’avances à 7 jours sur appel d’offres et 2,7 MMDH accordés dans le cadre du programme de soutien au financement de la TPME.

Le taux interbancaire s’est établi à 2,28% et le volume des échanges à 3,2 MMDH, relève encore la note, ajoutant que lors de l’appel d’offres du 12 juin (date de valeur le 13 juin), un montant de 75,7 MMDH a été injecté sous forme d’avances à 7 jours.

Sur le marché boursier, le MASI a enregistré une baisse de 0,6%, sa contreperformance depuis le début de l’année s’étant ainsi établie à 3,5%. L’évolution hebdomadaire de l’indice de référence reflète essentiellement les replis des indices sectoriels « Télécommunications » de 4,1%, de « Mines » de 3% et des « Banques » de 0,6%.

Par ailleurs, le montant global des échanges s’est élevé à 2,9 MMDH, dont 2,8 MDH au titre de l’augmentation de capital en numéraire réalisée par la BCP et réservée aux banques populaires régionales.

Sur le marché central, le volume quotidien moyen est revenu à 34,2 millions de dirhams (MDH), après 44,5 MDH une semaine auparavant.


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Le salon de l’immobilier marocain à Paris du 14 au 16 juin

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Le salon de l’immobilier marocain à Paris du 14 au 16 juin

Du 14 au 16 juin, la 16ème édition du Salon de l’Immobilier « SMAP Immo », mobilisera du monde au Parc des expositions, Porte de Versailles à Paris. Cette année, la région de Rabat-Salé-Kénitra est l’invitée d’honneur de cet événement soutenu par le Ministère de l’Aménagement du Territoire National, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville, en partenariat avec la Fédération nationale des promoteurs immobiliers marocains (FNPI).


L’immobilier marocain à la conquête de l’Europe et du monde. Cette 16ème édition du Salon de l’Immobilier « SMAP Immo » qui rassemblera du monde venu d’un peu partout sera également l’occasion notamment pour les résidents marocains en France de se rendre compte de l’évolution du secteur et des avancées réalisées par leur pays.

Ainsi, sur 10.000 m2 de surface d’exposition, une centaine d’exposants venus de toutes les régions du Maroc, auront pour mission de présenter, pendant trois jours aux visiteurs, l’offre immobilière « la plus complète et la plus diversifiée du marché marocain ». Marocains de l’étranger, Français et Européens pourront s’informer sur les projets immobiliers qui seront proposés ainsi que les nouveautés sur le marché immobilier marocain.

A en croire Hespress qui cite les organisateurs du « SMAP Immo » Paris, le choix porté sur la région Rabat-Salé-Kénitra comme « invitée d’honneur », s’explique par le fait que « cette région est régulièrement sollicitée par les visiteurs tant marocains qu’étrangers du salon ».

En effet, selon le média, un « sondage visiteurs » réalisé par SMAP Group aura révélé que cette région vient en seconde position juste après celle du Grand Casablanca. De ce fait, « un pavillon lui sera consacré et installé au coeur de l’espace d’exposition », précise-t-il. Ceci, afin de proposer aux visiteurs de ce qui peut être considéré comme un baromètre des investissements immobiliers étrangers vers le Maroc, « une offre diversifiée et un éventail de projets immobiliers allant du logement social à celui du haut standing ».



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Le nouveau chantier naval de Casablanca en cours d’achèvement

in Économie/National/Société
Le nouveau chantier naval de Casablanca en cours d’achèvement

La première phase de la construction du nouveau chantier naval de Casablanca est en cours d’achèvement, selon la Société maghrébine de génie civil (Somagec).


Faisant partie du projet Wessal Casa Port, ce nouveau chantier s’inscrit dans le cadre de la restructuration et la réhabilitation de la zone portuaire de la métropole en vue d’une reconfiguration d’une bonne partie du centre-ville, a souligné le président du directoire de la SOMAGEC, Roger Sahyoun, dans un entretien à la MAP, précisant que ce projet porte sur la réalisation de deux lots d’un coût total de près de deux milliards de dirhams (MMDH).

Le premier lot est constitué d’une cale sèche, destinée principalement aux navires plus grands de 180m à 240m, d’un quai de 460ml dont 350ml pour réparation à flot et 110ml de liaison, d’un portique à sangle de 450 tonnes, outre l’aménagement d’un terre-plein de 21 hectares.

Le second lot consiste à réaliser un élévateur à bateaux et un système de guidage des bateaux, des voies de garages sur 450ml de profondeur, des travaux de fourniture et pose des rails et des réseaux divers ainsi qu’à construire un poste de commande de l’élévateur, traiter le sol de la zone de transbordement des navires et mettre en service le chariot élévateur du chariot de transfert des bers d’attinage pour des navires de 150m de longueur.


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