Économie - page 2

L’Afrique du Sud veut renforcer les relations de coopération avec le Maroc

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Le gouvernement sud-africain a exprimé, mardi à Pretoria, son souhait de renforcer les relations de coopération avec le Maroc, un acteur clé sur la scène continentale.


«Il existe un grand potentiel pour le renforcement des relations économiques et commerciales entre les 2 pays», a dit Mme Makhotso Magdeline Sotyu, ministre délégué de l’Environnement, de la Foret et de la Pêche dans un discours, prononcé au nom du gouvernement sud-africain, lors d’une réception organisée par l’ambassade du Maroc à Pretoria à l’occasion de la Glorieuse fête du Trône, qui marque cette année le 20ème anniversaire de l’intronisation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

La responsable a relevé, dans ce contexte, que «d’énormes opportunités d’investissement existent entre les 2 pays, des investissements qui ne manqueront pas d’avoir un impact hautement positif non seulement au niveau bilatéral mais pour toute l’Afrique», a dit la responsable, rappelant que le Maroc et l’Afrique du Sud sont les plus grands investisseurs africains en Afrique.

Et d’ajouter que les deux pays sont des membres actifs de l’Union africaine (UA) et sont signataires de l’accord portant création de la Zone de libre échange africaine, qui devra offrir de vastes opportunités et donner le coup de fouet souhaité aux commerce interafricain. Mme Sotyu a mis en avant, dans ce contexte, les atouts dont disposent les deux pays, dont un bon niveau de développement.

Parmi les secteurs qui s’offrent à une coopération plus fructueuse entre les deux pays, la ministre sud-africaine a cité ceux des services financiers, de l’agriculture et du tourisme.

La responsable a, d’autre part, salué le rôle joué par le Maroc dans le domaine de l’immigration, en particulier dans le contexte africain, rappelant que Sa Majesté le Roi Mohammed VI est désigné leader africain en la matière.

L’Afrique du Sud, qui fait face à des défis dans ce domaine, souhaite travailler avec le Maroc pour faire face à cette question compliquée, a-t-elle dit, saluant l’initiative de Sa Majesté le Roi de mettre en place un observatoire africain des migrations.

Il s’agit d’une initiative très significative, qui devra favoriser la création des synergies avec d’autres initiatives continentales sur l’immigration afin de relever les défis posés par les flux migratoires, a-t-elle dit.


La ministre s’est, d’autre part, attardée sur le rôle que le Maroc et l’Afrique du Sud jouent pour le renforcement de la sécurité en Afrique. «Sans paix et sécurité en Afrique, il n’y aura pas de développement que les deux pays souhaitent voir dans le continent», a-t-elle dit.

L’Afrique du Sud, en tant que membre non-permanent du Conseil de sécurité de l’Onu et le Maroc en tant que membre du Conseil de paix et de sécurité de l’UA, apportent une grande contribution aux efforts de maintien de la paix dans plusieurs pays.

S’agissant de la question du Sahara marocain, la ministre s’est dite «encouragée» par les efforts déployés par l’ancien Envoyé personnel du Secrétaire général de l’Onu en vue de faciliter le dialogue politique entre les parties et qu’il s’agira désormais de bâtir sur les acquis des deux tables-rondes de Genève pour aller de l’avant, le but étant de trouver une solution à ce différend qui n’a que trop duré.

La ministre s’est, par ailleurs, félicitée de la désignation d’un nouvel ambassadeur du Maroc en Afrique du Sud. «Il s’agit d’un signal positif dans le sens de hisser les relations bilatérales à des niveaux supérieurs», a-t-elle dit.

Elle a rappelé que les 2 pays avaient décidé durant les 2 dernières années de rehausser ces relations d’une manière pratique. La désignation d’un nouvel ambassadeur du Maroc en Afrique du Sud représente un pas dans la bonne direction pour raffermir les relations bilatérales pour le bien des 2 pays et celui du continent africain, a-t-elle dit.

Elle a rappelé, dans ce sens, les visites de haut niveau échangées entre le Maroc et l’Afrique du Sud, citant celle effectuée au Maroc par l’ancienne Présidente du parlement sud-africain, Mme Baleka Mbete.

À noter que la réception organisée à l’occasion de la fête du Trône a été marquée par la participation de plusieurs personnalités dont des parlementaires, notamment du Congrès national africain (ANC, au pouvoir), des ambassadeurs de pays frères et amis et d’autres personnalités du monde des affaires et des arts.


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SM le Roi Mohammed VI reçoit le Wali de Bank Al-Maghrib

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SM le Roi Mohammed VI a reçu, lundi au Palais Royal de Tétouan, M. Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al-Maghrib, qui a présenté au Souverain le rapport annuel de la Banque Centrale sur la situation économique, monétaire et financière au titre de l’exercice 2018.


Dans une allocution devant Sa Majesté le Roi, M. Jouahri a indiqué que dans un environnement international incertain, l’économie nationale a enregistré un taux de croissance de 3 %, impactée en particulier par la lente reprise des secteurs non agricoles, soulignant toutefois que le taux de chômage a reculé à 9,8 %, tout en restant élevé parmi les jeunes, notamment citadins.

Au niveau des équilibres macroéconomiques, il a précisé que la consolidation budgétaire a connu un certain ralentissement, le déficit s’étant accentué à 3,7 % du PIB. En parallèle, le déficit du compte courant s’est aggravé à 5,5 % du PIB, malgré la poursuite d’une performance notable des exportations, a ajouté M. Jouahri.

En outre, les afflux d’investissements directs étrangers ont atteint 47,4 milliards de dirhams et les réserves internationales nettes se sont établies à un niveau équivalent à un peu plus de 5 mois d’importations de biens et services, a poursuivi le Wali de Bank Al-Maghrib, notant que dans ce contexte, l’inflation a affiché une accélération à 1,9 %, tirée en grande partie par le renchérissement des produits alimentaires à prix volatils.

Au regard de ces évolutions, a indiqué M. Jouahri, Bank Al-Maghrib a maintenu l’orientation accommodante de sa politique monétaire, ce qui s’est traduit par une baisse des taux débiteurs qui a bénéficié notamment aux entreprises.

La Banque centrale a également poursuivi le renforcement du cadre réglementaire du secteur bancaire, tout en accompagnant ce dernier pour assurer sa conformité aux normes internationales, notamment celles relatives à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, et pour permettre un financement adéquat de l’économie, a-t-il assuré.


Par ailleurs, M. Jouahri a souligné que Bank Al-Maghrib et le ministère de l’Économie et des Finances ont achevé, dans le cadre d’une démarche participative, l’élaboration de la Stratégie Nationale de l’Inclusion Financière, qui vise la résorption du déficit et la réduction des inégalités dans ce domaine. L’année a été marquée également par le lancement du processus de flexibilisation graduelle du régime de change qui a pour principal objectif de renforcer la résilience de l’économie nationale face aux chocs externes et de soutenir sa compétitivité. La première année de mise en œuvre de cette réforme, a précisé M. Jouahri, s’est déroulée dans de bonnes conditions.

Le Wali de Bank Al-Maghrib a relevé que ces évolutions qui ont marqué l’année 2018 laissent suggérer que la performance de l’économie nationale reste insuffisante pour répondre aux attentes sociales croissantes. À cet effet, la remise du Maroc sur un sentier de croissance plus élevé, tel que celui enregistré lors de la première décennie de ce siècle, requiert la poursuite des réformes avec toutefois une plus grande exigence en termes d’efficacité et de rendement et une meilleure prise en compte des mutations de l’environnement international, a estimé M. Jouahri.

Ainsi, au regard des défis auxquels fait face le tissu productif national, pâtissant des vulnérabilités structurelles et affaibli par la concurrence du secteur informel, M. Jouahri a appelé à ce que la politique publique inscrive parmi ses priorités la création d’un environnement propice au développement de l’entreprise marocaine et au renforcement de sa compétitivité.

Pour cela, il est impératif, selon M. Jouahri, d’accélérer la mise en œuvre de la réforme du système de l’éducation et de la formation, qui a souffert des calculs politiques, à un moment où les exigences du marché du travail sont de plus en plus élevées en relation en particulier avec les implications de la révolution digitale.


Au niveau des finances publiques, le Wali de Bank Al-Maghrib a indiqué que le ralentissement temporaire de la consolidation budgétaire peut paraître, pour certains, un choix approprié dans un contexte de décélération de la croissance et de besoins sociaux pressants. Toutefois, il a précisé qu’il ne faudrait pas que cela occulte le niveau élevé de l’endettement public, qui appelle à une vigilance accrue.

Sur un autre volet, M. Jouahri a ajouté que la refonte en cours de la politique sociale, axée sur le ciblage des ménages, paraît une démarche prometteuse, dont la finalisation à temps requiert une mobilisation continue, ce qui faciliterait par ailleurs la réforme de la compensation et permettrait de dégager une marge de manœuvre pour l’investissement économique et social.

Il a également rappelé, dans ce cadre, qu’il est urgent de faire aboutir le chantier de la réforme de la retraite pour assurer la pérennité de l’ensemble des régimes.

Le Wali de Bank Al-Maghrib a souligné qu’en dépit de ces défis, le Maroc continue, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi, de jouir d’un statut privilégié au niveau régional et international.

Pour préserver ce statut et le fructifier au bénéfice de la croissance et de l’emploi, un véritable sursaut de toutes les forces vives du pays est impératif. Celles-ci sont appelées à dépasser les considérations étroites d’ordre personnel et partisan pour se mobiliser au service des intérêts du pays et des citoyens, a conclu M. Jouahri.

Le Wali de Bank Al-Maghrib a, à cette occasion, remis à SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, le rapport annuel de la Banque centrale sur la situation économique, monétaire et financière au titre de l’exercice 2018.


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Le trafic portuaire dépasse les 85 millions de tonnes en 2018

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Tanger Med, 1er port en Afrique

Le trafic portuaire a atteint un volume de 85,3 millions de tonnes en 2018, marquant une hausse de 2% par rapport à l’année précédente, selon le rapport d’activité de l’Agence nationale des ports (ANP).


Le trafic des conteneurs, en particulier, a enregistré un record de 1,2 million de conteneurs équivalent vingt pieds en variation positive de 4,6% par rapport à 2017, indique le rapport exposé par la Directrice générale de l’Agence, Nadia Laraki, à l’occasion du conseil d’Administration de l’ANP, réuni récemment à Rabat, sous la présidence du ministre de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau, Abdelkader Amara.

Au niveau du développement des infrastructures, des projets totalisant une enveloppe de 1,76 milliard de dirhams ont été lancés, indique-t-on dans un communiqué du ministère, ajoutant que les projets déjà initiés par l’Agence Nationale des Ports (ANP) ont été poursuivis durant l’année 2018. Il s’agit particulièrement des projets relatifs au programme Wessal Casablanca Port, du bâtiment communautaire, du terminal polyvalent au port d’Agadir et des divers équipements de sûreté et de sécurité.

Au niveau de la régulation sectorielle, l’Agence a poursuivi l’ancrage des best practices en renforçant le dispositif régulatoire opérationnel, en prônant une régulation dynamique et en favorisant l’accompagnement proactif des opérateurs portuaires.

En termes de réalisations financières, le chiffre d’affaires de l’Agence au titre de l’année écoulée s’est établi à 1,78 MMDH et la capacité d’autofinancement à 363 millions de dirhams (MDH), relève la même source, faisant état d’une progression de 3% de la valeur ajoutée, se situant à 1,07 MMDH.

S’exprimant à cette occasion, Mme Laraki a précisé que les indicateurs relatifs à l’évolution des activités de l’Agence durant l’année 2018 ont affiché des niveaux très satisfaisants. Cette année a été particulièrement marquée par la poursuite de réalisation des divers chantiers lancés par l’Agence en matière de renforcement de l’offre portuaire et des dispositifs de régulation et de digitalisation des divers processus de transit portuaire.

Lors de cette session consacrée à l’examen du bilan au titre de l’année 2018, le Conseil a noté avec satisfaction l’évolution positive des différents indicateurs de gestion de l’ANP notamment, le niveau des engagements en matière d’investissement qui ont atteint un taux d’environ 80%, le renforcement de la dynamique des concession de terminaux et d’installations portuaires, la tendance à la hausse du trafic portuaire ayant enregistré plus de 85 millions de tonnes et l’amélioration des indicateurs financiers de l’ANP.


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Les parlementaires marocains veulent bénéficier gratuitement du TGV

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Les parlementaires marocains tiennent à leurs avantages et en veulent toujours plus. Aujourd’hui, ils demandent à bénéficier de la carte de gratuité pour voyager à bord du Train à Grande vitesse Al Boraq.


En peu de temps, leurs requêtes ont reçu l’assentiment d’El Malki et de Benchemass, leurs présidents respectifs et, également, de Rabie Khlie, Directeur de l’Office national des Chemins de fer (ONCF).

La requête a été d’abord approuvée par le Bureau de la Chambre des Représentants. Suivra l’approbation de la Chambre des Conseillers. De son côté, le Directeur de l’ONCF a décidé de confectionner, pour les parlementaires, des cartes devant leur permettre de voyager gratuitement dans le train, Al Boraq.

Tout porte à croire que les parlementaires défendent au mieux leurs intérêts, au détriment de celui du peuple.


Leur absentéisme au Parlement, même quand il s’agit des questions d’intérêt majeur, crie plus que leurs arguments.

Et, pourtant, ils sont rémunérés aux frais du prince. Une somme de 32.800 dirhams est versé à tout parlementaire marocain. Mieux, cet intéressement est majoré de 7.000 dirhams, s’il occupe une responsabilité au sein des 2 Chambres.

Aussi dispose-t-il d’une carte de gratuité de train (1ère classe), d’une indemnité de carburant de 800 dirhams/mois, d’une prise en charge des frais de péage, d’une chambre d’hôtel à Rabat (700 dirhams) et d’une somme de 2.000 dirhams/jour d’argent de poche, quand il voyage à l’étranger, sans compter la pension de retraite, un objet de vives polémiques.


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(HCP) Les ménages Marocains pessimistes sur leur capacité future à épargner

in Économie/National/Société

Les ménages marocains sont « pessimistes » quant à leur capacité future à épargner au cours des 12 prochains mois, souligne une enquête du Haut-Commissariat au Plan (HCP).


En effet, 16,7% contre 83,3% des ménages s’attendent à épargner au cours des 12 prochains mois, indique le HCP dans une note d’information sur les résultats de l’enquête de conjoncture auprès des ménages pour le deuxième trimestre 2019.

Le solde d’opinion relatif à cet indicateur est resté négatif, à moins 66,6 points, en dégradation aussi bien par rapport au trimestre précédant que par rapport à une année auparavant où il était à moins 63 points et à moins 57,9 points respectivement.

Concernant la perception des ménages à l’évolution des prix des produits alimentaires, 89% des ménages déclarent que les prix des produits alimentaires ont augmenté au cours des 12 derniers mois contre une proportion minime des ménages (0,1%) qui ressentent leur diminution, relèvent les résultats de l’enquête.

Le solde d’opinion est ainsi resté négatif, à moins 88,9 points, après avoir été de moins 88,1 points le trimestre précédent et de moins 88,2 points une année auparavant, ajoute la même source.

Au cours des 12 prochains mois, les prix des produits alimentaires devraient continuer à augmenter selon 86,5% des ménages, le reste (13,5 %) prévoient leur maintien au même niveau, estime la même source, notant que le solde d’opinion est ainsi resté négatif, se situant à moins 86,5 points, au lieu de -87,5 points enregistrés un trimestre auparavant et -84 points une année passée.


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Voici la véritable rémunération d’Hervé Renard et celle des autres responsables

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Les chiffres publiés par le quotidien arabophone, Al Massae, dans son édition de ce jeudi 11 juillet 2019, sont édifiants. Il s’en dégage que Patrice Beaumelle, l’Adjoint du sélectionneur Hervé Renard, avait, durant la CAN, le 4ème meilleur salaire de la compétition, en comparaison avec les autres entraîneurs.


« Beaumelle toucherait ainsi 55.000 euros mensuellement, soit mieux que Djamel Belmadi, le coach de l’Algérie, qui jouera son quart de finale face à la Côte d’Ivoire, ce jeudi, et crédité d’une rémunération de 50.000 euros », écrit Al Massae qui évoque également le salaire de l’ancien international marocain, Mustapha Hadji, second adjoint d’Hervé Renard, qui touche, lui, un salaire de 30.000 euros mensuellement, ce qui le place au 8e rang des plus grosses rémunérations de la compétition.

Le salaire d’Hervé Renard, est plutôt largement au-dessus de ce qui avait été relayé par les médias. Il s’élèverait à 120.000 euros, au lieu de 80.000 euros, de la part de la Fédération royale marocaine de Football. De ce fait, le revenu mensuel du sélectionneur français devance bien largement ceux de plusieurs entraîneurs.


Le média cite, entre autres, Javier Aguirre, l’entraîneur mexicain de l’Egypte, récemment renvoyé (108.000 euros), le Néerlandais Clarence Seedorf, sélectionneur du Cameroun (96.000 euros), l’Ecossais Stuart Baxter, coach des « Bafana Bafana » sud-africains (62.300 euros) ou l’Algérien Djamel Belmadi (50.000 euros). Al Massae va encore plus loin, expliquant que la rémunération de Renard n’englobe pas les frais de déplacement et de loyer. Et, selon ce média, grâce à ce niveau de salaires, le staff marocain (205.000 euros) est le mieux payé, à l’échelle du continent.

Pendant ce temps, rappelle la même source, tous les staffs techniques des équipes nationales et des directions techniques coûtent annuellement quelque 87 millions de dirhams, tandis que les stages de préparation et les déplacements des équipes nationales coûtent plus de 21 millions de dirhams, chaque année, au contribuable marocain.


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Suspension des échanges transfrontaliers entre Ceuta et le Royaume au mois d’août

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Afin d’accélérer les passages et d’éviter les bouchons, les autorités espagnoles et marocaines ont décidé de la suspension « temporaire et mutuellement convenue » des échanges transfrontaliers à pied et dans des véhicules de tous types de marchandises, entre Ceuta et le Royaume, durant le mois d’août.


La décision de cette restriction à l’activité des porteurs est prise d’un commun accord par les autorités frontalières des 2 pays et entrera en vigueur le 29 juillet. Elle durera au moins jusqu’au 3 septembre, juste après la Journée de l’Autonomie, informe le média espagnol, La Vanguardia.

Il s’agit là, relève Europa Press, de l’arrêt de l’activité commerciale à laquelle des milliers de citoyens marocains sont voués et qui pèse entre 25 et 30% du Produit intérieur brut (PIB) de la ville espagnole.

Pour justifier cette décision, les autorités gouvernementales avancent qu’elle correspond à « la confluence d’une série de dates festives ». Il s’agit, entre autres, souligne le même média, des fêtes patronales en l’honneur de la Vierge de l’Afrique (du 30 juillet au 5 août) et de l’Aid El-Kébir, la célébration la plus importante du calendrier musulman, qui aura lieu à la mi-août.

Par ailleurs, détaille la même source, cette décision facilitera le transit des Marocains qui se rendent dans leur pays d’origine, en été, dans le cadre de l’Opération « Paso del Estrecho » (OPE ou « Marhaba » 2019, du côté marocain), dont les « journées les plus critiques » sont attendues pour la fin du mois d’août.


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Le Maroc, un acteur clé dans l’intégration économique de l’Afrique

in Afrique/Économie/International/National

Le Maroc est devenu un acteur clé dans l’intégration économique du continent africain, a affirmé, mercredi à Kigali, Akinwumi Adesina, le président du groupe la Banque africaine de développement (BAD).


« Le Maroc affiche une détermination admirable pour investir sur le continent africain et faire avancer l’intégration économique de l’Afrique », a affirmé M. Adesina dans une déclaration à la MAP en marge de la 4ème assemblée générale annuelle des actionnaires de la plateforme panafricaine d’investissement Africa50 qui se tient dans la capitale rwandaise.

M. Adesina, par ailleurs président du conseil d’administration d’Africa50, a souligné que le Royaume a une importante expérience à partager avec les pays africains, notamment en matière d’énergies renouvelables qui constitue un levier de croissance inclusive et dans laquelle le Maroc s’impose en tant que « leader incontesté du contient ».

Admirateur des idées avant-gardistes du Royaume en matière d’énergies renouvelables, M. Adesina a salué à cet effet les actions entreprises par SM le Roi Mohammed VI pour l’intégration de l’économie marocaine en Afrique et le renforcement des investissements destinés à l’Afrique.

« En mettant en place l’une des plus grandes centrales solaires au monde et en favorisant les projets éoliens et solaires, le Maroc est en train de réaliser quelque chose de grand », a-t-il déclaré.

D’autre part, M. Adesina a indiqué que la BAD est en discussion avec le Maroc pour bénéficier de son appui technique pour son programme « Desert to Power » qui a pour objectif de fournir de l’énergie solaire à 250 millions de personnes dans la région du Sahel.

Se félicitant du partenariat « stratégique » liant le Maroc et la BAD, il a fait savoir que plusieurs projets sont en vue entre les deux partenaires, particulièrement en matière des infrastructures, de la gouvernance et de l’intégration du marché financier.


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HCP: L’économie marocaine devrait enregistrer un taux de croissance de 2,7% en 2019

in Économie/International/National
HCP: L’économie marocaine devrait enregistrer un taux de croissance de 2,7% en 2019

La croissance économique marocaine devrait se situer à 2,7% en 2019 au lieu de 3% enregistrée en 2018, a annoncé, mardi à Casablanca, le Haut-commissaire au Plan (HCP) Ahmed Lahlimi Alami.


Ce ralentissement est imputable au repli de 2,1% de la valeur ajoutée du secteur primaire, ce qui contribuerait négativement à la croissance du produit intérieur Brut de -0,3 point en 2019 au lieu d’une contribution positive de 0,3 point une année auparavant, a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse dédiée à la présentation de la situation économique nationale en 2019 et ses perspectives en 2020.

Il a, en outre, relevé, que les activités non agricoles devraient s’accroître de 3,2%, en légère amélioration par rapport à 2,8% enregistrée en 2018, soulignant que ce résultat s’explique essentiellement par un accroissement des activités secondaires de 3,5% au lieu de 3% en 2018. Quant aux activités du secteur tertiaire, elles devraient progresser de 3% au lieu de 2,7% en 2018.

Au niveau du secteur secondaire, les industries de transformation poursuivraient leur reprise, affichant un taux de croissance de près de 3% en 2019, a indiqué M. Lahlimi, notant que le secteur du bâtiment et travaux publics devrait connaitre une amélioration avec une croissance de près de 1% au lieu de 0,1% en 2018, grâce à la poursuite des projets d’infrastructures.

Quant au secteur minier, sa valeur ajoutée poursuivrait sa consolidation et afficherait un taux de croissance de 3,9% en 2019 après 4,7% en 2018 et un net rebondissement de 16,5% en 2017, a t-il ajouté, faisant savoir que les services marchands devraient progresser de 3% en 2019, en amélioration par rapport à 2,4% enregistré en moyenne entre 2013 et 2018, alors que les services fournis par les administrations publiques dégageraient une valeur ajoutée en hausse de 3,4% après 2,5% une année auparavant.


Par ailleurs, le Haut-commissaire au Plan a annoncé une baisse de l’inflation, exprimée par le niveau général des prix, passant de 1,1 % en 2018 à 0,8% en 2019. Concernant le déficit budgétaire, M. Lahlimi a révélé que celui-ci devrait s’accentuer pour atteindre 4,5% du PIB en 2019 contre 3,7% en 2018, faisant remarquer qu’en tenant compte des recettes de la privatisation, ce déficit devrait s’alléger à 3,6% du PIB.

Au sujet de l’épargne nationale, il a estimé qu’elle connaitrait une légère baisse, passant de 27,6% du PIB en 2018 à près de 27,3% en 2019, relevant que cette épargne resterait inférieure à l’investissement brut qui serait en recul, passant de 33,5% du PIB en 2018 à 32,6% en 2019.

Quant à la balance des échanges extérieurs des biens et des services, elle dégagerait un déficit commercial rigide à la baisse par rapport au PIB passant de 18,6% du PIB en 2018 à 18,7% l’année en cours, alors que la balance des paiements devrait dégager un déficit du compte courant de 5,3% du PIB, en atténuation par rapport à 5,9% du PIB enregistré en 2018.

Le taux de la dette publique globale s’accroitrait pour atteindre près de 81,3% du PIB en 2019 au lieu 73,4% durant la période 2010-2017 et 60,2% durant 2005-2009. Le taux d’endettement global du Trésor devrait augmenter, lui, à 65,3% du PIB au lieu de 64,9% en 2018, a t-il fait savoir.


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Les consommateurs marocains craignent une pénurie et une flambée des prix du thé

in Économie/International/National/Santé
Les consommateurs marocains craignent une pénurie et une flambée des prix du thé

Pour gérer au mieux la situation de crise due à la présence de pesticides dans le thé, l’ONSSA a pris de nouvelles normes restrictives qui sont entrées en vigueur depuis le début de ce mois de juillet 2019. Si la nouvelle réjouit les consommateurs, les importateurs, eux, subiront la pression économique de leurs fournisseurs et risquent de faire monter les prix.


Il n’est point l’ombre d’un doute que les nouvelles mesures de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) contre le thé contaminé font craindre aux consommateurs une pénurie et une flambée des prix. Et, pour cause !

« Cette norme mettra du temps à se mettre en place. Il faudra plusieurs années avant que l’intégralité de la chaîne se conforme aux règles. On ne décide pas ça du jour au lendemain. L’ONSSA devra, soit annuler, soit repousser l’entrée en vigueur de ces restrictions ». Ce sont là des propos d’un professionnel du thé, rapportés par TelQuel. Cette source craint les désagréments que pourrait engendrer la mise en vigueur des mesures en question.

L’application des nouvelles normes de l’ONSSA, souligne la même source, se répercute jusque dans les cultures de feuilles de thé en Chine. « En effet, 99 % du thé consommé au Maroc provient de Chine et le Maroc représente le premier marché d’exportation du thé chinois, captant, chaque année, 21% des 365 000 tonnes du thé exporté par l’Empire du Milieu », fait-elle observer.


« Au cours de 2 congrès, tenus en présence des plus gros industriels chinois du secteur, les importateurs ont essayé de renégocier leurs importations, car ces dernières se font sur des récoltes des 3 années antérieures », a confié à TelQuel, une source du secteur.

Mais, c’est sans compter avec l’intransigeance des Chinois : ”Si vous n’êtes pas satisfaits avec nos normes, allez les trouver ailleurs !”, avaient-ils d’ailleurs répliqué aux importateurs marocains. En clair, selon ceux-ci, les producteurs chinois exigent des prix bien supérieurs à ce qui est appliqué aujourd’hui. « Ce qu’ils nous demandent comme prix va au-delà de ce qui est pratiqué en Europe. Le prix du produit fini répondant aux nouvelles normes connaîtra forcément une hausse de prix substantielle et ce sont les consommateurs qui en subiront le plus les conséquences », explique la source de TelQuel.

Dès lors, il est à craindre une augmentation des prix lorsque les importateurs épuiseront leurs stocks et, surtout, quand le pays atteindra un pic de consommation lors de l’Aïd El-Kébir et qui mettra à mal les réserves, avertit un importateur sous anonymat.


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