Économie

Le japonais Yokogawa s’implante au Maroc

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Le japonais Yokogawa s’implante au Maroc

Le groupe nippon Yokogawa pose ses valises au Maroc. Celui-ci s’installe après l’implantation dans le Royaume de Toyo inc Group, un autre groupe industriel du pays du soleil levant.


Le leader mondial de l’instrumentation et de la maintenance industrielles réalise un chiffre d’affaires de 3,8 milliards de dollars (près de 35 milliards de dirhams) et emploie 18.300 personnes, par l’intermédiaire d’une centaine de filiales dont 17 sites de production, à travers le monde.

Les produits et les solutions de ce Groupe sont une référence mondiale en matière de systèmes numériques de contrôle/commande des équipements, d’acquisition de données dites SCADA, des instruments de terrain, des enregistreurs et des analyseurs de procédés. A cet effet, le groupe nippon compte sur sa nouvelle filiale, Yokogawa Africa Holding, pour augmenter sa base de clientèle au Maroc. Le Groupe entend s’attaquer également à divers secteurs économiques dont sont déjà issus ses milliers de clients, au niveau mondial, tels l’énergie, la chimie et la pétrochimie, la fabrication de médicaments, l’agro-alimentaire, la papeterie, la verrerie, la métallurgie, le traitement de l’eau et des déchets et l’environnement.

Au Maroc, le Groupe a changé de stratégie. Celui-ci ne compte plus opérer traditionnellement, comme dans d’autres contrées africaines, où il mise sur des distributeurs et d’intégrateurs, tel Metis Africa, qui couvrent une dizaine de pays subsahariens (Congo, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Sénégal, etc). Le groupe japonais préfère plutôt s’attaquer directement au marché marocain, vu la taille et le potentiel de celui-ci, notamment, dans le sillage de sa stratégie industrielle volontariste.

Le Groupe Yokogawa, propriétaire de plus de 7.000 brevets déposés, a récemment intégré le dernier « Global 100 », l’indice mondial des 100 sociétés les plus performantes privilégiant le développement durable.


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L’Espagnol Endesa quitte le Maroc

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L’Espagnol Endesa quitte le Maroc

Alors que le Maroc était considéré, au départ, comme une expansion naturelle pour le leader espagnol, Endesa fait plutôt marche arrière. En effet, celui-ci renonce à ses ambitions dans le Royaume.

Les énergies renouvelables au Maroc, Endesa s’en désengage. Selon Challenge, le groupe espagnol vient de faire une croix sur son projet de se lancer dans les Energies renouvelables (ENR) au Maroc. Et, pourtant, quatre ans plus tôt, le Groupe avait planté son étendard, à travers « Endesa generacion Morocco ». Mieux, une campagne de recrutement de plusieurs experts locaux de la filière des énergies vertes avait même été menée, en 2017, à cet effet ! Pourquoi donc un tel revirement alors que le marché marocain semble être une expansion naturelle pour le Groupe Endesa ?

La même source rapporte que la réponse à ce changement soudain de cap se justifie par les limites du cadre réglementaire actuel qui régit la production privée de l’électricité à base d’ENR, en dehors des projets concédés par l’Office national de l’Energie électrique (ONEE), en mode « Build own and Transfer » (BOT). A cela s’ajoutent l’échec de la loi 13-09 qui a concrétisé, dès 2011, la libéralisation du secteur de l’électricité verte au Maroc et celle qui l’a complétée, en 2016 (en l’occurrence la loi 58-15).

Ceci se justifie par les délais effroyablement longs du processus de « permitting » (cycle allant des premières études préliminaires jusqu’à la concession définitive et au permis de construction) mais, aussi, de l’incapacité manifeste du Gouvernement à mettre en place les textes d’application nécessaires sans lesquels la rentabilisation d’une large partie des projets d’ENR n’est qu’un vœu pieux.

Bien avant l’acteur ibérique, contrôlé par le groupe italien, ENEL, le leader mondial, EDF, dont le bilan au Maroc, en matière d’ENR, est encore vierge, sept ans après avoir créé « EDF Maroc », a connu également cette difficulté.

Par ailleurs, Endesa garde un pied dans la production électrique conventionnelle, à travers sa participation à 32% dans le capital de la Centrale thermique de Tahaddart, près d’Asilah, fait observer la même source.

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Aïd Adha 1440: L’offre de cheptel dépasse la demande de plus de 40%

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L’offre en ovins et caprins dépasse la demande de plus de 40% à la veille de la fête de l’Aïd Adha 1440, a annoncé, mercredi, le ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts.


« L’offre en ovins et caprins destinés à l’abattage de l’Aïd est estimée à près de 8,5 millions de têtes dont 4,3 millions d’ovins mâles, 2,8 millions de brebis et 1,4 millions de caprins. La demande est quant à elle estimée à 5,4 millions de têtes, dont 5 millions d’ovins et 460 milles caprins », indique un communiqué du ministère, qui procède à l’évaluation de la situation prévisionnelle d’approvisionnement du marché en animaux destinés à l’abattage pour le sacrifice de l’Aïd ainsi que l’état sanitaire du cheptel, en étroite concertation avec les professionnels de la filière des viandes rouges.

Par ailleurs et pour parer à tout risque sanitaire à l’occasion de Aid Adha et d’orienter les consommateurs, le département de l’Agriculture a mis en place depuis plusieurs mois un plan d’action opérationnel avec une série de mesures, notamment l’enregistrement des unités d’élevage et d’engraissement des animaux, fait savoir la même source. Une opération d’identification spéciale pour l’Aid Al Adha en tant qu’outil de transparence et de traçabilité dans les transactions des animaux a également été menée. Elle a permis d’identifier près de 8 millions de tête d’ovins et de caprins. En collaboration avec le ministère de l’Intérieur, il a également été procédé à l’installation de 30 souks temporaires dans certaines villes du Royaume pour renforcer les structures de commercialisation des animaux destinés à l’abattage, note le communiqué.

Le plan d’action a aussi porté sur le contrôle, dans le cadre des commissions mixtes locales, des animaux et des aliments pour animaux destinés à l’Aid Al Adha au niveau des élevages d’engraissement, des points de vente et des souks, le contrôle de l’utilisation de tous les aliments, produits et substances interdites en alimentation animale, notamment les fientes de volailles.

À cela s’ajoute la réalisation d’une campagne de communication pour informer les opérateurs, orienter et conseiller les consommateurs, outre l’opération « Guezar Diali » pour améliorer les conditions hygiéniques d’abattage et de conservation des carcasses.

En plus de ces mesures, une permanence sera assurée durant les jours de l’Aid Al Adha par les services vétérinaires de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA).


Le ministère a, par ailleurs, souligné que grâce au suivi et aux efforts déployés par les services vétérinaires relevant de l’ONSSA, en collaboration avec les vétérinaires privés, les professionnels du secteur et les autorités locales, l’état sanitaire du cheptel est très satisfaisant dans l’ensemble des régions du Royaume

En effet, concernant la maladie de la fièvre aphteuse qui est apparue au début du mois de janvier 2019, l’ONSSA a procédé à l’éradication de tous les foyers dans un temps très court, ce qui a permis de contrôler la maladie et de protéger le cheptel. Une campagne de vaccination nationale couvrant environ 3 millions de têtes de bovins a été réalisée dans ce sens entre janvier et avril derniers.

Une campagne généralisée de vaccination de rappel des bovins ainsi qu’une campagne de vaccination généralisée préventive des ovins et des caprins ont aussi été lancées depuis le 17 juin 2019, ajoute la même source, relevant que durant la campagne agricole 2018-2019, l’élevage ovin et caprin a connu un développement important grâce à l’appui dont bénéficie ce secteur dans le cadre du Plan Maroc Vert (PMV) à travers les actions entreprises dans les régions à forte production d’élevage. Cette campagne a connu également un approvisionnement du marché en aliments de bétail en quantité suffisante et dans des conditions satisfaisantes.

Aid Al Adha constitue une opportunité pour améliorer la trésorerie des agriculteurs pour lesquels l’élevage des petits ruminants représente la principale source de revenu, notamment dans les vastes zones de parcours. Ainsi, les transactions commerciales des animaux d’abattage à l’occasion de l’Aïd Al Adha permettront de réaliser un chiffre d’affaires dépassant les 12 milliards de dirhams, dont la grande partie sera transférée au milieu rural, permettant ainsi aux agriculteurs de faire face aux dépenses des autres activités agricoles, en particulier durant la période de lancement de la campagne agricole 2019-2020. Ces ressources financières contribueront à dynamiser les activités économiques globales dans le monde rural.


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Aïd el-Adha: des familles contractent des crédits pour acheter leur mouton

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Aïd el-Adha: des familles contractent des crédits pour acheter leur mouton

L’aïd el-Adha est une fête sacrée pour les familles marocaines. Contraintes par la tradition et par le regard des autres, elle ont recours au crédit, afin de pouvoir se procurer le mouton et de faire plaisir aux enfants.


Ces habitudes ne se conforment en aucune façon aux recommandations de l’islam, qui interdit expressément à tout musulman d’aller au-delà de ses capacités financières dans l’exécution d’un rituel (sunna). Faute de moyens, l’islam met à la disposition des croyants d’autres façons de se rapprocher de Dieu.

Ces dispositions, instaurées dans le but d’alléger le poids de la responsabilité du chef de famille, ne découragent guère certaines personnes qui n’hésitent pas à recourir au crédit ou à d’autres moyens, pour satisfaire le caprice d’un instant. Et, les organismes de crédit profitent justement de cet engouement insensé pour vendre leurs produits.

Le comble de l’absurdité : quand certains pères de famille, en dépit de leur connaissance des recommandations de l’islam, s’entêtent à vendre leurs biens ou à contracter des prêts, pour se procurer le mouton, sachant que la religion musulmane interdit les crédits avec intérêt.


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BMCE Bank of Africa inaugure les séminaires de l’investissement en faveur des MRE

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La BMCE Bank of Africa a lancé, vendredi à Tanger, la 5ème édition des Séminaires régionaux de l’investissement en faveur des « Marocains citoyens du monde » (MCM).


Organisée sous le thème « Comment rendre le territoire plus attractif pour les Marocains citoyens du monde ? », cette édition vise à accompagner les clients résidant à l’étranger de BMCE Bank of Africa dans la réalisation de leurs projets au Maroc à travers des conseils personnalisés et une offre dédiée.

Le lancement de cette 5ème édition intervient après cinq années de succès de cette initiative entamée par BMCE Bank of Africa en 2015 pour instaurer une proximité et créer une interaction directe avec les Marocains citoyens du monde dans toutes les régions du Royaume ainsi qu’à l’étranger, a indiqué le directeur communication, média et digital du groupe BMCE Bank of Africa, Mounir Jazouli, dans une déclaration à la MAP.

« Depuis 2015, une trentaine de villes du Royaume ont accueilli les Séminaires régionaux d’investissement de BMCE Bank Of Africa au profit des MCM investisseurs », a précisé M. Jazouli, faisant savoir que les éditions précédentes ont connu environ 1.300 participants, avec l’accompagnement de plus de 125 experts métiers représentant des instances gouvernementales et des institutions qui oeuvrent dans l’accompagnement des investissements des étrangers, des Marocains résidant à l’étranger et des citoyens marocains.

Il a, dans ce sens, expliqué que BMCE Bank of Africa a lancé cette initiative afin de répondre concrètement aux priorités mises en avant par SM le Roi Mohammed VI, notamment le développement régional, le développement de l’investissement au Maroc, ainsi que l’accompagnement et la facilitation des procédures pour les MCM.

Pour sa part, le directeur régional de BMCE Bank of Africa au Nord Méditerranée, Fahim Idrissi, a rappelé que la région Tanger-Téoutan-Al Hoceima s’est hissée au rang de deuxième pôle économique à l’échelle national en contribuant à environ 10% du produit intérieur brut (PIB), mettant en avant l’infrastructure « exceptionnelle » dont elle jouit, notamment grâce à des zones off-shore, deux aéroports et une zone industrielle riche et variée.


Cette région étant une attraction pour les investisseurs marocains et étrangers, a poursuivi M. Idrissi, « BMCE Bank y consacre un intérêt particulier en développant un réseau de distribution qui dépasse 62 agences et 3 centres d’affaires, ainsi que plusieurs centaines de conseillers de clientèle à la disposition des MCM, proposant une palette de services et de produits développés sur mesures, outre des conseils continus pour les encourager à investir au Maroc ».

À l’instar des éditions précédentes, des intervenants d’organismes publics et privés et des spécialistes en création d’entreprises et fiscalité ont pris part au séminaire afin d’apporter des éclaircissements aux questionnements des MCM investisseurs, notamment en matière de montage de dossiers financiers et solutions de transfert d’argent pour le développement des opportunités d’affaires et de partenariats win-win.

Grâce à ces séminaires, BMCE Bank Of Africa se positionne comme un acteur clé dans le développement des projets des MCM et renforce ainsi sa promesse de proximité auprès de sa clientèle en mettant à leur disposition les opportunités et modalités d’investissement dans leurs régions ainsi que les mécanismes d’appui à forte valeur ajoutée, tels que la formule de financement à moyen ou long terme « BMCE MRE Invest », exclusivement dédiée aux promoteurs marocains résidant à l’étranger.

Adossé au fonds étatique « MDM Invest », ce crédit permet aux MCM investisseurs, seuls ou associés à des investisseurs marocains ou étrangers, porteurs de nouveaux projets d’investissement ou projets d’extension au Maroc, de bénéficier d’une subvention de l’Etat à hauteur de 10% du montant de la quote-part du MRE investisseur sous forme d’une contribution allant jusqu’à 5 millions de dirhams.


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Le Roi Mohammed 6 va installer une Commission chargée du Modèle de développement

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Le Roi Mohammed VI installe, dès la rentrée prochaine, une Commission spéciale chargée du Modèle de développement. Loin d’être un second gouvernement ou une institution officielle parallèle, cette structure jouera le rôle d’un organe consultatif investi d’une mission ponctuelle.


Dès la rentrée prochaine, le Roi Mohammed VI prévoit d’installer une Commission spéciale chargée du Modèle de développement. En son sein, toutes les compétences nationales, du public comme du privé, sont requises. Elle regroupera également différentes disciplines académiques et diverses sensibilités intellectuelles, a souligné le Souverain, lors de son discours du 20ème anniversaire de la Fête du Trône.

Mieux, il est attendu de ces profils une compétence avérée pour cerner les dynamiques, au sein de la société, et pour aller au-devant de ses attentes, sans jamais perdre de vue l’intérêt supérieur de la nation. Cette Commission, selon le Roi Mohammed VI, « ne tiendra lieu ni de second gouvernement, ni d’institution officielle parallèle. » Pour le Souverain, elle « jouera le rôle d’organe consultatif investi d’une mission limitée dans le temps ».

SM le Roi Mohammed VI estime également que ladite Commission « devra prendre en considération les grandes orientations des réformes engagées ou en passe de l’être, dans des secteurs comme l’enseignement, la santé, l’agriculture, l’investissement et le système fiscal », avec des propositions qui visent « leur perfectionnement et l’accroissement de leur efficacité ».


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Discours du Trône: Le modèle de développement économique revitalisera la vie politique du pays

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Le modèle de développement économique et le débat l’accompagnant sont amplement suffisants pour « revitaliser » la vie politique nationale, a indiqué Abdellah Saaf, professeur des Sciences politiques à l’université Mohammed V à Rabat.


« Depuis l’annonce par SM le Roi Mohammed VI de ce concept, qui a orienté le débat public, nombre de documents ont été produits et plusieurs rencontres ont eu lieu », a affirmé à la MAP M. Saaf, ajoutant qu’il est temps de tout structurer et de dynamiser et booster la participation, sur la base des compétences.

Il a, dans ce sens, souligné que cette question a largement dominé ces derniers temps la scène nationale et que de nombreux acteurs, notamment partis politiques, syndicats, associations et institutions, se sont penchés sur le sujet et ont soumis leurs propositions en matière d’approches.

Le professeur des Sciences politiques a, en outre, relevé que le Discours du Trône, dans sa globalité, annonce « une phase nouvelle, un souffle nouveau et de nouvelles idées ».

Il s’agit d’un diagnostic réel de l’état des lieux, a encore tenu à ajouter M. Saaf, également directeur du Centre des Études et Recherches en Sciences sociales (CERSS).

C’est là un nouveau départ qui se caractérise par une volonté de renouveler les élites, affirme l’universitaire, soulignant le besoin d’instaurer un nouveau processus pour permettre « l’émergence de ces élites ».


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RFI: le Royaume du Maroc se rêve en nouveau champion du sud

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Le Royaume du Maroc, qui célèbre ce mardi, le 20ème anniversaire de l’accession au Trône de SM le Roi Mohammed VI, «se rêve en nouveau champion du sud », à la faveur d’une diplomatie tournée davantage vers les pays africains, souligne Radio France Internationale (RFI).


La radio publique française à diffusion internationale focalise sur « le grand virage opéré par le Royaume vers le continent africain en diffusant sur son site internet un entretien avec Abdelmalek Alaoui, dirigeant de l’Association marocaine d’intelligence économique (AMIE), un groupe de réflexion basé au Maroc, en vue de décrypter ce tournant qui a marqué les 20 ans de règne de SM le Roi Mohammed VI.

Cette diplomatie tournée vers le continent africain, voulue par le Souverain, est « le prolongement de la stratégie économique pragmatique qui a été mise en place par Mohammed VI », affirme d’emblée Abdelmalek Alaoui.

À partir de 2008, explique-t-il, les principaux donneurs d’ordre traditionnels du Maroc, notamment l’Europe, sont dans une situation amorphe en matière de croissance. « Et c’est à ce moment-là que le grand virage du Maroc vers l’Afrique subsaharienne s’est opéré. Il faut savoir qu’en 10 ans le Maroc a réussi à générer 10 entreprises de plus d’un milliard de dollars qui sont tournées vers l’Afrique ».

« Donc, c’est à la fois allier le pragmatisme, mais également aller vers des marchés qui ont beaucoup plus de croissance que les marchés traditionnels du Maroc. Oui, le Maroc se rêve en nouveau champion du sud », revendique M. Alaoui.

Prié de s’exprimer au sujet de cette exception marocaine qui a fait que « le Maroc n’a pas connu le Printemps arabe », comme d’autres pays de la région, M. Alaoui a indiqué que cette singularité marocaine s’explique, de l’avis des experts, par les réformes anticipatrices mises en place « lors des 5-6 premières années de règne ». Il s’agit notamment de « la réforme de la Moudawana, la mise en place de l’instance Équité et réconciliation qui visait à réconcilier les Marocains avec leur passé, mais également d’un certain nombre de grandes initiatives économiques, qui ont permis au Maroc de se préserver du Printemps arabe », a-t-il dit.


« C’est en réalité une question à la fois de train de développement, mais également de réformes structurelles qui lui ont permis de passer au travers de cette tempête », analyse l’expert marocain.

À propos du modèle de développement adopté par le Maroc, le chercheur marocain a reconnu qu’ «effectivement, il peut y avoir discussion sur le modèle de développement qui a été emprunté. Le chef de l’État lui-même, à l’automne 2018, a demandé à ce qu’il y ait un nouveau modèle de développement qui soit co-construit au Maroc, tirant lui-même les conclusions du fait que le Maroc avait probablement trop misé sur la croissance tirée par les investissements et par les infrastructures et qu’il fallait désormais opérer un rééquilibrage ».

Abordant la question de la jeunesse, M. Alaoui a indiqué qu’au Maroc, près d’un quart de la population a moins de 14 ans en 2019. « C’est effectivement un tournant que le Maroc ne doit pas rater et sur lequel il faut être extrêmement vigilant », a-t-il préconisé, appelant les principaux partenaires et notamment de l’Union européenne, à « clarifier » leur modèle migratoire. «D’un côté, on demande aux pays de la rive sud de la Méditerranée de créer des pôles de prospérité, et de l’autre côté, on vient débaucher des ingénieurs au Maroc, en Algérie et en Tunisie. Il faut à un moment une clarification de ce modèle migratoire », a-t-il estimé.


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(Vidéo) Ouarzazate: TF1 vante la plus grande station solaire du monde

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La plus grande station solaire au monde se trouve à Ouarzazate, au Maroc. Grâce à cet investissement important, le Royaume entend, selon TF1, produire 50 % de son électricité, d’ici 2030.


Site hors norme et planté en plein cœur du désert, la Centrale solaire d’Ouarzazate, la plus grande au monde, avec ses deux millions de panneaux, alignés les uns après les autres et, répartis sur plus de 32 km2, soit la surface de la ville de Lille, est un bijou. Ce monstre de l’énergie solaire est la plus productive au monde et alimente en électricité 2 millions de personnes, dans tout le Maroc, rapporte le même média. Mieux, grâce à cet investissement du Gouvernement marocain, plusieurs régions ont connu leur développement.

C’est le cas du village de Ghassate, au pied de l’Atlas, à 25 kilomètres de la Centrale, qui a été l’un des premiers à être raccordé au réseau d’eau potable du site. À cela, il faut ajouter le désenclavement de la zone, à travers la construction des routes qui ont remplacé des chemins de villages limitrophes, sans oublier que plus de 400 personnes, pour la plupart, originaires de la région, ont trouvé du travail.





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Le Chef du gouvernement espagnol: “L’Espagne et le Maroc: une relation stratégique”

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L’Espagne et le Maroc constituent un « excellent exemple » de la manière dont le voisinage, avec ses particularités géographiques et historiques, peut se transformer en une relation forte et fructueuse entre 2 pays amis, qui ont réussi à établir un sentiment de confiance mutuelle, a affirmé le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez.


« L’Espagne et le Maroc sont, aujourd’hui plus que jamais, 2 pays unis par des liens multiples, non seulement dans le présent, mais dans le cadre d’une relation stratégique tournée vers l’avenir », a précisé M. Sanchez dans une tribune publiée mardi par le journal espagnol El Pais, sous le titre « L’Espagne et le Maroc: une relation stratégique ».

Le secrétaire général du parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a, à cet égard, souligné que le Maroc constitue aujourd’hui l’un des partenaires les plus importants de l’Espagne, notant que « les relations étroites qui unissent les 2 pays sont fondées sur un ensemble d’intérêts communs, auxquels le gouvernement sortant avait accordé une attention particulière au cours de l’année écoulée ».

« L’Espagne considère le Maroc comme un pays ami et un partenaire stratégique de premier ordre, avec lequel nous partageons le progrès, la prospérité et la sécurité, et nous œuvrons à consolider la stabilité en Méditerranée occidentale. Nous soutiendrons le Maroc dans ses relations avec l’Union européenne, tout en encourageant la dynamique des échanges économiques, sociaux et culturels entre nos deux pays dans tous les domaines », a insisté M. Sanchez.

Après avoir rappelé les deux visites qu’il avait effectuées au Maroc en novembre et décembre derniers, le chef de l’exécutif espagnol a mis en avant la visite de SM le Roi Felipe VI d’Espagne au Maroc, qui a été couronnée par la signature de plusieurs accords de coopération bilatérale dans plusieurs domaines, et permis de renforcer les relations fortes et profondes liant les deux pays à tous les niveaux.

« Notre coopération en matière de migration et de lutte contre le terrorisme est un exemple concret dans l’espace européen, qui est fondé sur la confiance et le respect mutuels et la communication permanente », a indiqué M. Sanchez, faisant savoir que cet excellent niveau de coopération est essentiel pour garantir la sécurité et contribuer à lutter contre toutes les menaces aux niveaux régional et international.

Il a, dans ce sens, souligné que le Maroc est un leader international en matière de migration, notant l’impératif de reconnaître « les efforts déployés par les autorités marocaines pour relever l’un des défis les plus préoccupants au monde, à savoir le phénomène de la migration irrégulière ».

« Grâce aux efforts du Maroc dans ce domaine, le nombre de migrants clandestins a diminué de 33% au premier semestre de 2019, et ce pour la première fois depuis 2013 », s’est-il félicité, relevant que « les bons résultats d’une action commune basée sur le principe de la responsabilité partagée, ainsi que la conviction que l’immigration irrégulière constitue un défi mondial qui nécessite des réponses collectives coordonnées, ont permis de renforcer notre engagement à continuer de coopérer avec le Maroc pour lutter contre les réseaux d’immigration clandestine, de traite des êtres humains et de criminalité organisée, et à développer de nouveaux canaux pour une migration régulière et sécurisée ».

« L’Espagne a œuvré à élargir cette vision dans la sphère institutionnelle européenne. Ainsi, le gouvernement espagnol a préconisé l’adoption d’un nouveau cadre de coopération politique et financière à long terme entre l’Union européenne et le Maroc », a précisé M. Sanchez, ajoutant que son pays est « déterminé à adopter un nouveau cadre de relations devant permettre de refléter au mieux le rôle clé joué par le Royaume dans les multiples questions prioritaires pour l’UE ».


Et de mettre en exergue la participation active de l’Espagne à la négociation de l’Accord agricole et de l’Accord de pêche durable entre l’UE et le Maroc, rappelant que les efforts déployés par son pays ont permis de débloquer quelque 140 millions d’euros par l’UE pour aider le Royaume à gérer les flux migratoires, et contribué à l’établissement de la déclaration commune du Conseil d’association Maroc-UE, qui témoigne de la volonté de donner une nouvelle dynamique aux relations bilatérales, afin d’instaurer un « partenariat euro-marocain de prospérité partagée ».

M. Sanchez a, dans ce cadre, appelé à continuer à travailler dans un cadre d’avantages mutuels, à même de permettre au Maroc de maintenir ses bonnes relations avec l’Union européenne.

Il a souligné dans le même contexte que les relations économiques et commerciales entre l’Espagne et le Maroc se sont développées de manière continue, ce qui a permis à l’Espagne de devenir le premier partenaire commercial du Maroc.

« L’essence de nos relations repose sur les liens humains et culturels forts qui unissent les deux pays, ainsi que sur le rapprochement des deux peuples, les échanges culturels, l’esprit d’amitié et le respect mutuel », a-t-il fait savoir, saluant la dynamique des relations politiques et économiques entre l’Espagne et le Maroc.

« Aujourd’hui, les Marocains sont la première communauté d’étrangers résidant en Espagne, estimée à près d’un million de personnes », a noté M. Sanchez, précisant que « cela nécessite un effort considérable, en vue de renforcer les espaces de communication et de rapprochement entre nos cultures et nos communautés ».

« L’Espagne et le Maroc ont établi de solides relations d’amitié et de coopération et nous devons continuer à renforcer ces liens, à travers la réalisation de projets communs devant favoriser le progrès et la prospérité des 2 pays, et renforcer la stabilité dans la région de la Méditerranée occidentale », a-t-il préconisé.

« Le Maroc est un pays ami et un partenaire pour le présent et l’avenir », a dit M. Sanchez, estimant que « le voisinage entre les 2 pays constitue, aujourd’hui plus que jamais, une opportunité et un défi à relever pour développer une relation juste et dynamique qui répond au mieux aux aspirations légitimes des 2 peuples ».


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